Comédie dramatique

Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 14:50

Réalisé par Danièle Thompson

Année de production : 2008

Avec Karin Viard, Dany Boon, Marina Foïs, Patrick Bruel, Emmanuelle Seigner...


Verdict : 05/20


« Une partie du scénario a été inspirée de mes propres dîners entre amis, notamment avec Roman Polanski »,
nous confiait Danièle Thompson. Et à la sortie de la projection, on se dit qu'il est dommage que ce ne soit pas le grand Polanski lui-même qui réalise Le code a changé ! Car le dernier film de la réalisatrice de Fauteuils d'orchestre est juste mauvais. Prétentieux, bavard, nombriliste et moche. Bref, un concentré de tout ce qui gangrène le cinéma français depuis plusieurs années.

Les trois quarts du long-métrage se déroulent dans la baraque de Mel (Karin Viard) et Piotr (Dany Boon) qui reçoivent des amis à dîner. Ça discute, ça charrie, ça rigole, ou pire, ça philosophe ! Entre les piques envoyées par Sarah (Emmanuelle Seigner) à son mari Lucas (Christopher Thompson) ou encore la semi-dépression du bon docteur Alain (Patrick Bruel), le spectateur s'ennuie ferme. Et devant l'improbable scène où Pierre Arditi et Patrick Chesnais dansent un rock endiablé, on ne rie même pas, on est seulement gêné pour eux...

Côté personnages, on sent bien que l'on n'est pas du même monde que les scénaristes. Sont présents à table : une gynéco, deux avocats, un cuisiniste, un cancérologue ou encore une future auteure à succès... Vous l'aurez compris, on n'est pas vraiment chez Ken Loach ! « Nous n'avons pas vraiment cherché à viser un public en particulier », affirme Danièle Thompson. Peut-être. Mais il y a fort à parier qu'une partie du public goûtera peu le fait de devoir subir les considérations existentielles d'une bande de... bourgeois. Après nous avoir fait le coup des comédies de mœurs sur la crise de la trentaine, on nous vend un film sur les atermoiements de la génération d'après. Quand penseront-ils à faire du cinéma ?

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie dramatique
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Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /Jan /2009 18:29

Réalisé par Milos Forman
Année de production : 1999
Avec Jim Carrey, Danny DeVito, Courtney Love...


Verdict : 15/20

Milos Forman ou l'art du « biopic » à son apogée. A l'instar d'Amadeus, le réalisateur tchèque se plait à conter les histoires plus ou moins romancées de personnages « lunaires ». C'est le cas de l'humoriste américain Andy Kaufman, inconnu dans nos contrées mais extrêmement célèbre outre-Atlantique. On ressent à la vue du film que mister Kaufman était un véritable génie comique, désarçonnant, attachant, mais néanmoins un peu fou ! On pense parfois au Ed Wood de Tim Burton. C'est cette personnalité à multiples facettes qui rend le long-métrage si drôle et intrigant. Un rôle en or pour un Jim Carrey ahurissant de justesse. C'est bien simple, il ne joue pas Andy Kaufman, il EST Andy Kaufman ! Bref, Man on the Moon s'insère avec une parfait cohérence dans la filmographie de Milos Forman : l'humoriste était un personnage plutôt « en marge » qui ne souhaitait pas se conformer aux conventions sociales. On se remémore ainsi Hair ou encore Larry Flint. Un film inoubliable, drôle et émouvant, même si l'on ne sait pas toujours bien sur quel pied danser.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie dramatique
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 10:07
Réalisé par Claude Sautet
Année de production : 1976
Avec Michel Piccoli, Ottavia Piccolo, Jacques Dutronc, Charles Denner, Romy Schneider...


Verdict : 12/20

Simon Léotard (Michel Piccoli) est un promoteur immobilier riche, mais seul depuis qu'il s'est séparé de sa femme (Romy Schneider), atteinte d'alcoolisme. Il trompe son ennui et sa solitude avec Mado (Ottavia Piccolo), une prostituée à la beauté diaphane dont il ne tarde pas à tomber amoureux. Un jour, Simon se retrouve soudainement ruiné par les basses manœuvres d'un concurrent véreux, Lépidon. Par l'entremise de Mado, Simon va chercher à se venger...
Une plongée édifiante et rare dans les affres de la spéculation immobilière. Corruption, pots-de-vin, dessous de table... Il est toujours intéressant de voir, plus de trente ans plus tard, comme tout cela n'a guère changé. En observateur subtil, Claude Sautet peut se faire aussi grinçant qu'un Chabrol ! Le casting, comme souvent chez le metteur en scène, est impeccable. Michel Piccoli se révèle une fois de plus exceptionnel, bien aidé, c'est vrai, par des seconds rôles (Jacques Dutronc, Charles Denner...) de grande classe. Malheureusement, le long-métrage passe - souvent sans prévenir -, du drame intimiste au thriller. A trop vouloir mélanger les genres, l'équilibre et le rythme du long-métrage s'en ressentent. Et il s'avère parfois bien difficile de suivre sans ennui ce scénario de plus de deux heures.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie dramatique
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 10:07

Réalisé par Richard Linklater

Année de production : 2005

Avec : Julie Delpy, Ethan Hawke...

Verdict : 04/20

On prend les mêmes et on recommence. Dix ans après leur première rencontre à Budapest, Céline (Julie Delpy) et Jesse (Ethan Hawke) se retrouvent dans un Paris de carte postale. Jesse, un romancier américain à succès, est venu présenter son livre dans une librairie de la Capitale. L'ouvrage raconte justement son idylle d'un jour avec Céline, rencontrée par hasard dans un train. C'était dans Before Sunrise, tourné en 1995 par le même Richard Linklater.

Les deux protagonistes ont changé et, bien sûr, ont vieilli. Comme le dit Céline, « le temps passe de plus en plus vite. » Cet incroyable élan de lucidité laisse pantois... Et des phrases comme ça, il y en a tout au long du film. La mort, l'amour, la pollution, l'avenir... Les considérations existentielles, pardon les « dialogues » du film, se résument à une accumulation de poncifs. Écouter nos deux tourtereaux s'avère aussi passionnant que regarder une émission de chasse à trois heures du matin.
Certes, les rues de Paris au soleil couchant, de Notre-Dame en passant par la Seine, sont bien filmées. C'est joli, mais ça ne fait pas un film. Plutôt un "attrape-bobos".
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie dramatique
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