Vendredi 22 mai 2009
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14:19
Réalisé par David Lynch
Année de production : 2001
Avec Naomi Watts, Laura Harring, Justin Theroux...
Verdict : 18/20
Le rêve hollywoodien et son côté obscur. Un miroir aux alouettes dans lequel beaucoup de prétendants se
jettent à corps perdu. Parfois pour le meilleur, mais souvent pour le pire. Voici l'un des thèmes abordés par David Lynch, avec comme influence évidente le Sunset Boulevard de
Billy Wilder.
Porté par la musique envoûtante d'Angelo Badalamenti, Mulholland Drive est une expérience à part
entière. L'incroyable mise en scène de Lynch et le jeu intense de Naomi Watts et Laura Harring - toutes deux dans des rôles très complexes -, emportent le spectateur dans un labyrinthe d'émotions
contradictoires. Sans crier gare, le film bascule d'une dimension à l'autre et nous laisse groggy.
D'une beauté plastique ahurissante, Mulholland Drive nous plonge dans une ambiance aussi onirique
qu'inquiétante. Mais Lynch filme également une superbe histoire d'amour, sans compter le désir, la jalousie ou la désillusion qui peuvent en découler.
Un chef-d'œuvre donc, pouvant supporter sans problème des dizaines de visionnages. D'autres s'y sont essayés.
Pourquoi pas vous ?
Par Jérôme Béalès
-
Publié dans : Drame
2
Jeudi 23 avril 2009
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/2009
11:37
(The Shawshank Redemption)
Réalisé par Franck Darabont
Année de production : 1994
Avec Tim Robbins, Morgan Freeman, Bob Gunton, William Sadler...
Verdict : 17/20
Enfermé pour un crime qu'il n'a pas commis, en 1947, le jeune banquier Andy Dufresne est condamné à perpétuité pour le meurtre de sa femme et son amant. Andy a beau
clamer son innocence, rien n'y fait. Il est emprisonné à Shawshank, l'un des pénitenciers les plus sévères des Etats-Unis. Le gardien-chef, Byron, brutal et sans pitié, ne craint pas de recourir
à une violence aveugle afin de faire respecter la discipline. Confiné entre quatre murs, Andy rencontre Red, un vieil homme désabusé, détenu depuis bien longtemps. Commence alors entre les deux
hommes une amitié franche et inébranlable.
Tiré d'une nouvelle de Stephen King, le premier long-métrage de Franck Darabont est probablement la meilleure adaptation au cinéma d'une oeuvre de l'écrivain du Maine. Aidé par deux acteurs au
sommet de leur art, Tim Robbins et Morgan Freeman, le cinéaste filme l'espoir et l'humanité qui naissent au coeur d'un enfer carcéral déshumanisant. Une histoire simple et belle, portée par une
mise en scène d'un classicisme brillant. Peut-être la réussite majeure du cinéma américain des années 1990.
Nota : article publié dans l'hebdomadaire La Vie
Par Jérôme Béalès
-
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12
Vendredi 20 mars 2009
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/2009
11:43
Réalisé par Luc Besson
Avec Jean Reno, Natalie Portman, Gary Oldman...
Année de production : 1993
Verdict : 15/20
Tueur à gages solitaire, Léon a pour seul ami une plante, qu'il entretient amoureusement sur le rebord de la
fenêtre de son spartiate appartement. Sa vie est réglée comme un métronome : "nettoyeur", il exécute froidement ses contrats puis rentre chez lui nettoyer son arsenal. Sans famille ni amis, Léon
n'a reçu aucune éducation. Pourtant, lorsqu'il recueille la petite Mathilda, dont la famille a été massacrée, Léon va découvrir qu'il peut ressentir des émotions...
Quinze ans déjà et le film n'a pas pris une ride. Impeccablement filmé, Besson prouvait à l'époque qu'il est
un excellent réalisateur. Si la mise en images est superbe, on reprochera tout de même la musique un peu trop envahissante d'Eric Serra.
Quant aux personnages, c'est du tout bon : Luc Besson réalise le tour de force de rendre attachant son tueur
à gages, bien aidé c'est vrai par l'éblouissante interprétation de Jean Reno. Sa relation paternelle avec Mathilda (impressionnante Natalie Portman) se révèle très touchante et sonne juste. Si
les moments calmes et intimes sont très bien maîtrisés, le spectateur goûtera également des séquences d'action explosives filmées de main de maître. Bref, Léon est un cocktail étrange de
suspens et d'émotion, à l'équilibre et à la puissance miraculeuses. Dommage que Luc Besson n'ait pas réitéré cet exploit par la suite.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Drame
3
Jeudi 26 février 2009
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/2009
12:28
Réalisé par Darren Aronofsky
Année de production : 2008
Avec Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood
Verdict : 15,5/20
Andy « The Ram » Robinson a connu la gloire et l'argent facile. L'ancienne star du catch a même
combattu dans la mythique salle du Madison Square Garden pour un match de haute volée. Mais c'était les années 1980... A présent, Andy n'est plus que l'ombre de lui-même. Fauché, il est obligé
d'enchaîner les heures de travail au supermarché du coin. Le soir, Andy dort dans sa caravane. Seul. Son unique « amie » est une stripteaseuse sur le retour, dansant pour lui contre 60
dollars. Quant à sa fille, il ne l'a plus vue depuis bien longtemps. Du coup, Andy n'a pas laissé tomber le catch. C'est sa passion, ce pour quoi il est fait. Le week-end, il fait la tournée des
petites salles de province, pour des shows de seconde zone. Le public l'aime toujours autant et réclame à chaque fois son fameux coup du bélier. Mais le poids des ans commence à se faire
sentir et le cœur d'Andy n'est plus aussi solide qu'autrefois...
Incroyable Mickey Rourke. L'acteur, cheveux longs teints en blond et muscles proéminents, est méconnaissable.
On en arrive même à croire, devant son incroyable performance, qu'Andy « The Ram » Robinson existe vraiment. Touchant, courageux, mais pathétique, le personnage s'avère terriblement
émouvant. Porté par la caméra d'un Darren Aronofsky inspiré, Rourke crève l'écran.
On regrettera seulement le côté un peu prévisible de l'intrigue, un bémol heureusement contrebalancé par la
puissance émotionnelle de plusieurs scènes. Quant aux combats de catch - filmés au plus près -, leur brutalité impressionne. Aronofsky rend un bel hommage à ces showmen qui n'hésitent
pas à payer de leur personne pour le public. Andy est de ceux-là. Abandonné de tous, il ne se sent bien que sur le ring, le seul endroit où il est acclamé et aimé. Car une fois revenu dans les
vestiaires, Andy redevient un homme. Un homme au corps blessé et au cœur abîmé. Alors, une seule issue : retourner dans l'arène, peut-être pour la dernière fois...
Photos : © Wild Bunch
EDIT : je vous renvoie vers le témoignage d'un internaute, Masterbob, à propos du milieu du catch indépendant. C'est très intéressant et ça se passe ICI .
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Drame
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Dimanche 1 février 2009
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/2009
02:28
Réalisé par Gregory
Nava
Année de production : 2007
Avec : Jennifer Lopez, Antonio Banderas, Sonia Braga...
Verdict : 07/20
A Juarez, ville située à la frontière séparant les États-Unis du Mexique, des femmes risquent leur vie.
Depuis 1993, plus de 400 d'entre elles ont été retrouvées sauvagement assassinées. Celles-ci venaient travailler dans les maquiladoras, ces usines délocalisées fabriquant à vitesse grand
V ordinateurs et autres télévisions destinés à l'exportation.
Les oubliées de Juarez s'inspire donc de ce fait divers sordide et en profite pour dénoncer
l'exploitation de cette main-d'oeuvre bon marché. Jennifer Lopez campe une journaliste bien décidée à mener l'enquête. Si le propos est louable, la forme est malheureusement à l'avenant : zooms
intempestifs et ralentis grandiloquents sont au programme. Quant à J-Lo, elle s'avère aussi crédible en reporter que la reine Elizabeth II en danseuse du Crazy Horse. Pour couronner le tout, le
réalisateur mélange le thriller, le film politique, la romance voire l'horreur pure, ce qui donne une bouillie particulièrement indigeste. Bref, la dénonciation du sort de ces ouvrières
exploitées est louable et a même valu au film un prix décerné par Amnesty International. Les amateurs de cinéma, eux, passeront leur chemin.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Drame
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