Les Yeux sur l'Ecran La passion du cinéma
La jeune Ellen Page avait surpris son monde dans l'excellent et controversé Hard Candy. Dans Juno, son interprétation de cette ado
précoce se révèle tout aussi convaincante. Un film indépendant assez sympathique, même si son petit côté bobo peut agacer. A découvrir.
Réalisé par Valdis Oskarsdottir
Année de production : 2008
Avec Nanna Kristín Magnúsdóttir, Björn Hlynur Haraldsson, Nína Dögg Filippusdóttir...
Verdict : 13/20
(Terminator Salvation)
L'un des chefs-d'œuvre de Billy Wilder, à voir absolument pour la splendeur de sa mise en scène et
l'interprétation magnifique de Gloria Swanson. Wilder écorne avec brio le rêve hollywoodien et les désillusions qu'il engendre. Un classique indémodable, que Arte a la bonne idée de diffuser ce
soir.
Boulevard du crépuscule, ce soir sur Arte à 20 h 45.
(12 Angry Men)
Réalisé par Sydney Lumet
Année de production : 1957
Avec Henry Fonda, Martin Balsam, John Fiedler...
Verdict : 17/20
Ils sont douze. Douze hommes enfermés dans une pièce attenante à la Cour durant le jour le plus chaud de l'année. Douze jurés devant décider si oui ou non, ce jeune homme a bien tué son père. Si ces douze citoyens américains, en chœur, le déclarent coupable, la chaise électrique l'attend. Après un tour de table, pour tous, c'est clair : le gamin a tué. Tous sauf un, le juré numéro huit. Cet architecte, brillamment interprété par Henry Fonda, a un « doute légitime ». Un long débat peut commencer.
Exceptionnel huis-clos adapté d'une pièce de théâtre, Douze hommes en colère est un vibrant plaidoyer pour une justice plus équitable. Nous ne saurons jamais si le jeune accusé est coupable ou innocent. Peu importe. Lumet, à l'aide d'une mise en scène et d'un montage impressionnants de maîtrise, démontre comment en quelques minutes un homme peut être envoyé à la mort. A mesure que les débats se poursuivent, que la tension monte dans cette pièce surchauffée, la caméra s'approche des visages des protagonistes. Les dimensions de la salle semblent se réduire, accentuant la sensation de confinement.
Une chaleur étouffante et douze personnes qui ne se connaissent pas autour d'une table. Dès le départ, la majorité des jurés souhaite en finir le plus rapidement possible. « C'est sûr, il ne peut être que coupable », déclarent d'emblée plusieurs d'entre eux. Comment dans de pareilles conditions peut-on décider sereinement de la culpabilité ou de l'innocence de quelqu'un ? Voilà la question posée par Sydney Lumet. Une interrogation qui, plus de 50 ans après, demeure toujours tristement d'actualité.
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