Les Yeux sur l'Ecran La passion du cinéma
(Night at the Museum)Perché sur son destrier, Theodore Roosevelt côtoie un squelette de tyrannosaure. A l'étage au-dessus, une momie égyptienne repose dans son sarcophage, non loin des soldats romains et des cow-boys miniatures. Pas de doute, on est bien au Muséum d'Histoire naturelle ! Musée ordinaire, du moins en apparence... Car une fois la nuit tombée, tout ce petit monde prend vie ! Larry (Ben Stiller), fraîchement recruté au poste de gardien, aura fort à faire pour maintenir l'ordre dans les collections...
Dans la lignée de Small Soldiers et Jumanji, cet agréable divertissement familial a de l'énergie à revendre. Les effets spéciaux ajoutent à la fantaisie de l'ensemble. Malgré un scénario sans réelles surprises, on est séduit par la qualité de l'interprétation. Seule la fin, mièvre et gentillette, empêche La nuit au musée d'emporter pleinement l'adhésion.
Quand le très engagé Spike Lee accepte une commande de studio, cela donne l'excellent Indide Man, un thriller au suspense omniprésent. Les
surprises sont nombreuses et l'on ne voit absolument pas le temps passer. Un pur divertissement accompagné de quelques réflexions bien senties sur l'Amérique post-11 septembre. Bref, du bon
boulot !
Réalisé par Michel
HazanaviciusLe retour de l'espion le plus crétin de l'Hexagone dans une suite qui tient toutes ses promesses.
Le second opus des aventures d'Hubert Bonnisseur de la Bath était attendu au tournant. Le premier volet
(Le Caire, nid d'espions) avait su séduire autant par ses gags multi-référentiels, son humour politiquement incorrect que par son esthétique réussie. Eh bien pour Rio ne répond
plus, c'est la même chose mais en mieux ! Dujardin, décidément pétri de talent, impose une présence comique et physique exceptionnelle. En agent secret idiot, raciste, antisémite, misogyne
et homophobe (c'est tout oui ?), l'acteur est irrésistible.
Plus orientée vers l'action et au scénario davantage linéaire, cette suite se révèle paradoxalement mieux rythmée et surtout beaucoup plus drôle. Parodique et bourré de références jubilatoires (Vertigo, les films de catch mexicains, les thrillers asiatiques de série B, etc.), OSS 117 comblera les amateurs d'humour décalé. Devant la flopée de comédies françaises toutes plus médiocres les unes que les autres, Rio ne répond plus apporte clairement une bonne bouffée d'air frais. Drôle, intelligent et irrévérencieux, ce pastiche des films d'espionnage des années 1960 enterre tous ses concurrents comiques. On en redemande !


(The Shawshank Redemption)
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