Les Yeux sur l'Ecran La passion du cinéma
Peu connu du grand public, David Mamet est un réalisateur réputé pour ses scénarios tortueux et manipulateurs. Le très bon Engrenages notamment, mettait Jamie Lee
Curtis aux prises avec une bande d'escrocs particulièrement ingénieux. Spartan, inédit dans les salles de l'Hexagone, est une bonne occasion de découvrir le travail de ce metteur en
scène et de voir l'excellent William H. Macy dans ses oeuvres, une vraie "gueule" de cinéma à la carrière solide et à la galerie de personnages difficilement oubliable.
Safari, la dernière comédie d'Olivier Baroux, sortira le 1er avril. Le réalisateur retrouve pour
l'occasion son compère des planches Kad Merad. L'équipe du film était à Toulouse il y a quelques jours pour en assurer la promo. Rencontre.
Comment est née l'idée de Safari ?
Olivier Baroux : lorsqu'on écrit une comédie, on cherche une situation susceptible de faire rire. L'idée de plusieurs touristes embarqués dans un safari n'avait encore jamais été exploitée en France. Je me suis dit que cela pouvait donner quelque chose de très drôle.
Y a-t-il une part de vécu ?
O.B : J'ai effectivement eu la chance de faire un safari en Afrique du Sud. C'était une expérience très sympa. Et contrairement à Richard Dacier (personnage interprété par Kad Merad, ndr), les guides étaient très pros !
Comment s'est constitué le casting ?
O.B : Le plus naturellement du monde. Les affinités entre les acteurs y ont été pour beaucoup. Vu que nous les embarquions pour un tournage de deux mois en Afrique du Sud, il fallait que tout le monde s'entende bien.

Comment s'est passé le tournage avec les animaux sauvages ?
Lionel Abelanski : J'étais très flippé ! Heureusement, nous avions la chance d'avoir sur le plateau un des plus grands dresseurs du monde.
O.B : En effet, son travail a été déterminant. Pour la scène où le lion attaque la jeep du groupe, Jim (le dresseur, ndr) tenait un bâton avec un morceau de viande au bout. Un véritable travail de précision !
Kad Merad : Et quand on se souvient de l'épaisseur des vitres de la voiture, on n'était vraiment pas rassurés. Personnellement, j'étais terrorisé !

Olivier, de Jurassic Park en passant par Indiana Jones, Safari contient un certains nombre de références...
O.B : Oui, on m'a souvent fait la remarque. Mais je n'ai pas voulu faire un film dans le seul but de mettre des références dedans. Si celles que vous avez citées étaient écrites dans le scénario, d'autres sont involontaires. Après, c'est certain, on est toujours plus ou moins influencé par notre cinéphilie et cela peut se retrouver dans notre travail.
Et côté comédie, quelles sont vos préférences ?
O.B : J'adore les Monty Python ainsi que les comiques américains actuels comme Ben Stiller, Jack Black, Steve Carrell...

Kad, on vous a vu dernièrement aux Oscars en compagnie d'Olivier. Alors, vos impressions ?
K.M : C'est une ambiance vraiment différente des Césars. Aux États-Unis, la cérémonie des Oscars est un spectacle permanent. Ceux qui l'animent donnent tout pour le spectateur. Tout le contraire de la France, où les gens du métier se prennent très au sérieux...
Olivier, un dernier mot sur Safari : ce qui frappe dans votre film, c'est que contrairement à beaucoup de comédies françaises, la mise en scène et l'esthétique n'ont pas été laissées de côté...
O.B : Merci, c'est très gentil ! Effectivement, j'ai voulu faire un film visuel. C'est ce qui manque à beaucoup de comédies, filmées de manière étriquée... Comme le dit Richard Dacier au début du film, je souhaite que le spectateur « en prenne plein la tête ».
Texte et photos : © Jérôme Béalès.
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Au programme ce soir, un film considéré comme culte par bon nombre de
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une idée, vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Sur une route californienne, un représentant de commerce se fait prendre en chasse par un poids-lourd. Commence alors une course-poursuite effrénée...
Un Dents de la mer au ras du bitume. Comme dans ce classique d'épouvante sous-marine qui terrorisa les vacanciers durant l'été 1975, Duel risque de dissuader bon nombre d'automobilistes d'emprunter des routes désertes. Dans Duel, le danger vient d'un banal camion. Les motivations du conducteur - dont on ne voit jamais le visage -, ne sont pas connues. Il veut tuer, c'est tout. Pour notre brave commercial (impeccable Dennis Weaver), un enfer mécanique d'une heure et demie démarre .
Peu de dialogues et un scénario qui tient en deux lignes. Pourtant, ça marche : on ne s'ennuie jamais grâce à une tension de tous les instants. Et la réalisation d'un Spielberg à l'aube de sa carrière promettait déjà de grandes choses. Les cadrages variés ainsi que le montage sec et nerveux immergent totalement le spectateur dans l'action. Avec Duel, c'est comme si Spielberg nous faisait monter dans un train fantôme pour ne plus jamais nous lâcher. Bref, le film de genre rêvé !
(Affiche : Allociné / © Collection Christophe L.)
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