Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 16:42
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Réalisé par Scott Sanders
Année de production : 2009
Avec Michael Jay White, Tommy Davidson, Salli Richardson...


Verdict : 14/20

20 jours de tournage et un budget riquiqui de 3 millions de dollars : le voilà le vrai film grindhouse ! Entre délire parodique et hommage sincère à la Blaxploitation, Black Dynamite, en dépit de quelques longueurs, demeure efficace et drolatique de bout en bout. Tourné comme à la grande époque (image sale et faux raccords sont de la partie), le premier long-métrage de Scott Sanders offre évidemment une bande-son funky à souhait. Les acteurs s’en donnent à cœur joie, certains surjouent allégrement, et tous semblent réellement s’éclater à endosser ces rôles borderline.

Si la mise en scène n’est pas toujours parfaite (on se demande si certaines erreurs sont volontaires), la photo est en revanche magnifique et possède une patine seventies bigrement classe !

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Michael Jay White, dans le rôle-titre, est d’un charisme hallucinant. Magnum de Dirty Harry dans une main, nunchaku dans l’autre, l’acteur castagne avec bonheur des méchants tout droit sortis d’une bande dessinée ! La coupe afro impeccable, la moustache frémissante et les muscles saillants, ce personnage d’ancien agent de la CIA bien décidé à venger son frangin et à nettoyer la ville des criminels, ne pouvait rendre un plus bel hommage à ces deux acteurs martiaux et emblématiques de la Blaxploitation que sont Jim Kelly et Jim Brown.

Bref, si vous avez été biberonnés à Shaft, Coffy, Black Belt Jones et autres Superfly, ne passez pas à côté de ce divertissement certes fauché et imparfait, mais tourné avec une sincérité qui fait réellement plaisir à voir. Quant au scénario, il demeure suffisamment délirant pour gagner la complicité de tout bon spectateur déviant ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

 

Visuels : © Pretty Pictures

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Action - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 20:04
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Réalisé par Jaco van Dormael
Année de production : 2009
Avec Jared Leto, Sarah Polley, Diane Kruger...


Verdict : 16/20


Mr. Nobody. Derrière se titre quelque peu énigmatique se cache non pas un personnage, mais une multitude. Ce monsieur Personne est à la fois vous, moi, tout le monde ou n’importe qui. Il vit plusieurs existences, selon le choix qu’il aurait fait étant enfant. Pris dans l’étau de ses deux parents en rupture, lequel va-t-il choisir ? De sa décision découlera plusieurs existences, certaines plus heureuses, d’autres beaucoup moins. Avec en filigrane, le message suivant : chaque vie, quelle qu’elle soit, mérite d’être vécue.

Avec seulement trois films en 18 ans, Jaco van Dormael (Toto le héros, Le huitième jour) est un cinéaste qui se fait rare. Rare et précieux, son Mr. Nobody l’est tout autant. Loin d’être un exercice de style un peu vain, cette fable fantastique nous emporte dans un tourbillon d’émotions.

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Le pari était pourtant risqué : narration éclatée en multiples histoires, flashbacks incessants, aller-retours passé-présent-futur omniprésents, théories philosophiques à tout va… Il y avait de quoi perdre le spectateur en route ! Et pourtant ça marche. Loin d’être hermétique, Mr Nobody parle au cœur de tout un chacun en traitant de thèmes universels. L’amour, le destin, la vieillesse, la mort ou encore l’identité : le long-métrage ne répond pas forcément à toutes ces questions mais prend un plaisir certain à les aborder.

En ce sens, le film de Jaco van Dormael est proche d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry. Sur la forme, on y trouvera un sens de l’image et du cadre similaires, sans oublier un montage à l’habileté redoutable. Mr. Nobody flatte la rétine, c’est indéniable.

mr-nobody-jared-leto-vieux.jpg
Les acteurs ne sont pas en reste. Jared Leto est aussi impeccable en jeune papa qu’en vieillard décharné et râleur. Il endosse ces multiples rôles avec une justesse et une simplicité à toute épreuve. Diane Kruger, quant à elle, s’avère très attachante en jeune fille insouciante, rebelle et emplie d’une indéfectible passion. Ce ne sont là que deux interprètes au centre d’un casting impérial plongé au cœur d’une histoire passionnante.

Sincère, complexe et touchant, Mr Nobody est un grand moment de cinéma. Son hallucinante maîtrise scénaristique et sa beauté à couper le souffle ne sont pas prêtes d’être oubliées de sitôt.

 

Visuels : © Pathé Distribution

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Fantastique - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 14:01
3D-ed-Collector-Un-prophete.jpgGrand Prix au dernier festival de Cannes, le long-métrage carcéral de Jacques Audiard (Sur mes lèvres, De battre mon coeur s'est arrêté) débarque en DVD, DVD collector et Blu-Ray le 17 février prochain.
Voici le détail de ces trois éditions :

ÉDITION SIMPLE


LE FILM

Durée : 156’ - Format image : 1.85   
VERSIONS AUDIO
Dolby Digital 2.0 et 5.1, DTS 5.1 
PVC : 19,99€

ÉDITION COLLECTOR 2DVD  

 DVD 1 : LE FILM
 Format image : 1.85 2h36’
VERSIONS AUDIO
Audio: Dolby Digital 2.0 et 5.1, DTS 5.1  

DVD 2 : LES SUPPLÉMENTS

DERRIÈRE LES BARREAUX -
1h12’ un film de Antonin Peretjatko
Making of exclusif
UN PROPHÈTE À CHATENAY –
24 de Jean-Michel Correia (2ème assistant réalisateur et conseiller technique du film)
SCÈNES COUPÉES –
14’ commentées par Jacques Audiard
ESSAIS ET RÉPÉTITONS –
11’ Casting : 5 essais de Tahar Rahim 1 répétition Tahar Rahim/ Adel Bencherif et 3 répétitions Tahar Rahim/ Gilles Cohen
GALERIE DE PHOTOS & BANDE-ANNONCE

PVC : 24,99€


ÉDITION BLU-RAY  


LE FILM
Durée : 2h36’ Audio: DTS HD Master Audio + LES SUPPLÉMENTS  
Bonus similaires au DVD collector.

PVC : 24,99€

EDITEUR : UGC VIDEO
DISTRIBUTEUR VIDEO : TF1 VIDEO

Visuels : UN PROPHETE  © 2009 WHY NOT PRODUCTIONS – CHIC FILMS – PAGE 114 – FRANCE 2 CINÉMA – UGC IMAGES – BIM DISTRIBUZIONE. Tous droits réservés.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Actu - Communauté : Ciné DVD
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 19:49
invictus-affiche.jpg
Réalisé par Clint Eastwood
Année de production : 2009
Avec Morgan Freeman, Matt Damon...


Verdict : 12/20

Pour son trentième long-métrage, Clint Eastwood part en Afrique du Sud à un moment-clé de son Histoire. En 1994, Nelson Mandela est élu à la présidence et suscite un immense espoir. Du moins chez les Noirs du pays. Chez les Blancs, l’enthousiasme se révèle beaucoup moins prégnant. L’Apartheid est terminé, mais l’Afrique du Sud doit panser ses plaies. L’heure de la réconciliation est venue. Mandela mise alors sur le rugby et sa si contestée équipe des Springboks. Pour le leader de la Nation arc-en-ciel, seule une victoire à la coupe du monde organisée à domicile l'an prochain permettra enfin de faire naître l’osmose. Réunir tout un peuple autour du rugby, le pari est fou, mais avec l’aide de François Pienaar (Matt Damon), capitaine des Boks, il sera mené à bien.

invictus-damon-2.jpg
De l’humanisme aux bons sentiments, il n’y a qu’un pas et Eastwood l’a malheureusement franchi. Ce sujet propice aux grands élans d’émotion, le réalisateur vétéran le mène d’une façon très efficace mais est loin de rendre une copie parfaite. La faute à quelques scories de mise en scène (on pense à la visite par Pienaar de la geôle de Mandela, où le leader sud-africain apparaît alors en transparence : quelle faute de goût !) et à certains choix musicaux horribles. Quant au final, attendu, impossible de ne pas le trouver un peu forcé.

Malgré ces quelques bémols, Eastwood délivre une narration très habile. En décrivant les tensions au sein même de l’équipe de sécurité de Mandela, qui mêlait à dessein gardes du corps noirs et blancs, il parvient à montrer l’état de tout un pays. Bien joué. Même chose pour l’évocation de la famille de François Pienaar, qui montre bien le pessimisme et l’inquiétude de plusieurs Blancs de l’époque face aux changements politiques de leur pays.

invictus-damon-freeman.jpg

Mais si Invictus mérite d’être vu, c’est bien pour la prestation de Morgan Freeman, qui a rarement été aussi bon. Tirant parti de sa ressemblance physique avec « Madiba », l’acteur parfait le trait en imitant à merveille l’accent du président. Surtout, grâce à un jeu tout en finesse, mêlant calme, autorité et bonhomie, Freeman parvient sans mal à montrer toute la sagesse de Mandela. Interpréter une telle figure de l’Histoire n’était pas aisé et on peut lui tirer un grand coup de chapeau.
Face à lui, Matt Damon s’en tire très bien et s’avère parfaitement crédible en capitaine-courage des Springboks.

Invictus est donc loin d’être honteux et possède un souffle épique certain, grâce notamment à des scènes de rugby superbement filmées qui raviront les amateurs de ballon ovale. Dommage qu’Eastwood s’embourbe par endroits dans un manque de subtilité qu’on ne lui connaissait pas. On aurait également aimé connaître d’autres facettes de Mandela et pas uniquement son goût stratégique pour le rugby. De sa politique socio-économique, on ne saura rien.
Bref, Invictus n’est pas un chef-d’œuvre, juste un film agréable. Mais face à une oeuvre signée Clint Eastwood, difficile de ne pas espérer l’excellence ! C’est sûr, ce sera pour le prochain.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Historique - Communauté : Cinéma
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 20:20
Après le flop 10 des pires films de l'année, voici donc mon classement des dix meilleurs longs-métrages 2009. Un top forcément incomplet, faute d'avoir pu tout voir cette année. Des films comme La route, Morse ou encore Un prophète auraient probablemement eu leur place ici mais ne peuvent donc figurer dans le classement. A mon grand regret.

1. Gran torino

Parce que Eastwood a une nouvelle fois réussi un coup de maître, à la fois drôle, émouvant et politiquement incorrect. Chapeau.

2. Là-Haut

Il n'y a que Pixar pour réussir à nous faire chialer avec une séquence muette de quelques minutes.
Du grand art.

3. Inglorious Basterds

Refaire l'Histoire d'un des événements les plus tragiques du XXe siècle, il fallait oser. Tarantino l'a fait, brillamment, et il tient peut-être là son meilleur film.

4. Avatar
La révolution numérique a bien eu lieu. Une histoire certes simple mais servie par un univers visuel hors du commun. Inoubliable.

5. District 9

De la SF de qualité, spectaculaire et doublée d'une excellente parabole sur l'exclusion. Le meilleur descendant de Starship Troopers.

6. Bronson
Refn casse les codes du biopic et nous livre un hommage génial au maître Kubrick. Brillant.

7. Jusqu’en enfer
Un train fantôme lancé à toute allure, aussi drôle que flippant. Sam Raimi a réussi sans mal son retour aux sources.

8. Thirst, ceci est mon sang
Du cul, du sang et un prêtre vampire au milieu. On en rêvait tous, Park Chan-Wook l'a fait. Avec moins de longueurs, on frôlait le chef-d'oeuvre.

9. The Wrestler
Le grand retour de Mickey Rourke en catcheur has-been. Un rôle magnifique et quasi autobiographique pour un drame poignant de bout en bout.

10. Oss 117, Rio ne répond plus
Hazanavicius et Dujardin prouvent qu'il est encore possible de réaliser d'excellentes comédies françaises, encore faut-il avoir le talent, l'écriture et l'envie de bien faire. C'est drôle, bien filmé, politiquement incorrect et jubilatoire.



Par Jérôme Béalès - Publié dans : Dossiers - Communauté : Cinéma
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