Vendredi 19 décembre 2008
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19
/12
/Déc
/2008
00:50
Réalisé par Darren Lynn Bousman
Année de production : 2006
Avec Tobin Bell, Shawnee Smith...
Verdict : 04/20
Membres broyés, giclées de sang et tortures à
la pelle… Le fameux Jigsaw (le « tueur au puzzle » en VF) fait cette fois dans la surenchère. Les fans de gore seront aux anges, les autres se demanderont ce qu’ils sont venus faire dans cette
galère. Sur un plan technique, le spectateur subit un vrai calvaire : la musique semble jouée au marteau piqueur et l’ensemble paraît filmé sous l’emprise du LSD ! Les acteurs sont en outre d’une
rare médiocrité. Pire, le scénario est d’un vide abyssal, prétexte à une succession de scènes aussi insoutenables les unes que les autres.
Les motivations du tueur sont les suivantes : atteint d’une tumeur incurable, il choisit ses victimes en fonction de critères très personnels (la personne est égoïste, néglige ses enfants etc.)
et souhaite les aider à améliorer leur vie… tout en leur infligeant les pires sévices ! Par malheur, les scénaristes feraient presque passer notre psychopathe pour un aimable donneur de leçons,
tentant de ramener ses brebis égarées dans le troupeau. Le tout entrecoupé de considérations pseudo-philosophiques sur la foi ou la rédemption : procédé facile masquant à peine l’inanité d’un
script bordélique… Finalement, cette interdiction aux mineurs lors de sa sortie en salles a eu quelque chose de bon : éviter aux ados de gâcher leur argent de poche pour aller voir ce navet.
C’est toujours ça de pris.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Horreur
7
Mercredi 17 décembre 2008
3
17
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/Déc
/2008
00:25
Réalisé par
Ruggero Deodato
Année de production : 1980
Avec : Robert Kerman, Francesca Ciardi...
Verdict : ♠♠
Le film de cannibales est un sous-genre du film d'horreur à prendre avec des pincettes. On peut tomber par exemple sur La montagne du dieu cannibale de Sergio Martino. Un film d'aventure gore et généreux dans lequel la sculpturale Ursula Andress dévoile
ses nombreux atouts. Ceci pour notre plus grand plaisir ! Et puis il y a Cannibal Holocaust, navet intersidéral qui bénéficie encore aujourd'hui d'un
certain statut subversif. A tort. Sous prétexte de dénoncer certaines dérives médiatiques, Ruggero Deodato livre un film imbécile dans lequel
l’inutile se mêle à l’abject. Tout y passe : sévices sexuels, tortures ou encore massacres au rendu "snuff" d’espèces protégées. La célèbre séquence du dépeçage in vivo de la tortue,
notamment, est littéralement vomitive D’un point de vue formel ce n'est guère mieux : mal joué et filmé avec les pieds, Cannibal Holocaust va aussi vite qu'un escargot en phase
terminale. Quand au fond, les clichés abondent et l’ethnocentrisme se dispute à l’exotisme de pacotille. On oublie ! Pas la peine de perdre 1 h 30 devant cette déjection que l'on peine à
qualifier de cinématographique.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Horreur
2
Mercredi 17 décembre 2008
3
17
/12
/Déc
/2008
00:14
Réalisé par David Cronenberg
Année de production : 2007
Avec : Viggo Mortensen, Naomi Watts, Vincent Cassel...
Verdict : 17,5/20
Deux œuvres majeures coup sur coup, adoubées par la critique. Cette fois ça y est : auparavant
méprisé par une certaine intelligentsia pour des films comme The Brood, Rage ou Scanners, Cronenberg est devenu fréquentable. Il était temps. Le Canadien reste pourtant l’auteur qu’il n’a jamais cessé d’être,
égrenant ses thèmes favoris tout au long d’une filmographie impressionnante et éclectique. Eastern Promises n’y
déroge pas et se révèle un diamant noir du film de gangsters. A travers la description d’une frange de la mafia russe à Londres (les vori v'zakone), Cronenberg nous offre, dans la droite lignée
de A History of Violence, une plongée vertigineuse dans les tréfonds de l’âme.
Entre moments d’intimité et instants d’une violence inouïe, le cinéaste filme juste et bien. Sa mise en scène, aux cadrages millimétrés, fait preuve d’un
classicisme digne des grands polars des années 1970. Une réalisation accompagnée par un casting quatre étoiles, emmené par un Viggo Mortensen des grands jours. Son regard glacial, sa violence
contenue et prête à éclater à tout moment, son ambivalence… Mortensen tient pour l’instant le rôle de sa carrière.
Une prestation extraordinaire qui n’étouffe pas pour autant un Vincent Cassel impeccable dans son rôle de mafieux pervers, fougueux et incontrôlable. Face à ces
deux poids lourds, Naomi Watts est moins marquante (son rôle veut cela) mais tient bien sa place.
Comme toujours chez Cronenberg, le film de genre est utilisé – et ses codes détournés – pour mettre en place des thématiques
passionnantes. Ici, les rapports familiaux sont une nouvelle fois décryptés, notamment à travers les relations père / fils au sein du gang. Mortensen, qui campe le chauffeur, y tient une place
primordiale. D’une intelligence redoutable, son personnage est d’une ambiguïté vénéneuse, et peut faire preuve d’une cruauté effroyable comme d’une incroyable humanité… Ceci jusqu’à l’ultime
scène, d’une puissance qui reste à jamais imprimée dans la rétine… Un classique instantané du film noir. Promesses tenues.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Thriller / Suspense
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3
Mercredi 17 décembre 2008
3
17
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/Déc
/2008
00:10
(Race with the
Devil)
Réalisé par Jack Starrett
Année de production : 1975
Avec : Peter Fonda, Warren Oates, Loretta Swift, Lara Parker...
Verdict : 12/20
Deux amis de longue date (Peter Fonda et Warren Oates), accompagnés de leurs compagnes respectives, partent
en vacances dans le Sud profond, au volant de leur mobil home. Un soir, alors qu’ils campent en pleine campagne, ils assistent bien malgré eux à un rituel satanique, suivi du sacrifice d’une
jeune femme. Problème, les adeptes s’aperçoivent qu’ils ont été vus. Nos quatre amis doivent déguerpir au plus vite. S’ensuit alors une course-poursuite haletante… Un très bon thriller au rythme
trépidant et aux scènes d’action très efficaces. Le suspense est redoutable et le tempo ne faiblit jamais. Jack Starrett signe une série B décomplexée, bien emmenée par un excellent Peter Fonda.
Sans être un chef-d’œuvre, Race with the Devil est un beau travail d’artisan. Divertissement sincère et jubilatoire, c’est le film idéal du samedi soir.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Thriller / Suspense
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0
Mardi 16 décembre 2008
2
16
/12
/Déc
/2008
23:59
Réalisé
par Patty Jenkins
Année de production : 2003
Avec : Charlize Theron, Christina Ricci...
Verdict : 14/20
Pour son premier long métrage, Patty Jenkins offre un portrait saisissant de celle qui fut considérée - à tort - comme la première
tueuse en série d’Amérique. La réalisation, sobre et sans effets de manche, dépeint parfaitement le drame humain qui se joue. Car Aileen, campée par une Charlize Theron méconnaissable, est avant
tout un être humain capable d’amour comme d’actes d’une cruauté effroyable. Loin, donc, d’être le « monstre » du titre. Le film cultive l’ambivalence, Aileen suscitant la crainte comme la pitié.
Monster tire sa force de la description au vitriol d’une Amérique individualiste dans laquelle les faibles sont livrés à eux-mêmes. Aileen, violée dans
son enfance par un ami de son père, battue par son géniteur, prostituée depuis ses 13 ans – n’en jetez plus ! – en est la parfaite incarnation. Ne pas se méprendre toutefois : la tueuse n’est pas
excusée mais seulement montrée dans une réalité des plus crues et, surtout, sans racolage. C'est suffisant pour que l’on reste accroché à son siège.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Drame
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