Mardi 1 décembre 2009
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Verdict : ♥♥♥
Paul Verhoeven, l’un des cinéastes contemporains les plus controversés, a enfin droit à son ouvrage de
référence. Il est l’œuvre de Douglas Keesey, un écrivain américain déjà auteur d’un livre consacré au cinéma érotique.
En 191 pages, Keesey retrace la carrière du cinéaste avec érudition et livre une foule d’anecdotes aussi
passionnantes les unes que les autres. Tous les films de Verhoeven, de Business is
Business à Robocop en passant par Starship Troopers ou Total Recall, ont non seulement droit à
leur analyse, mais l’auteur n’oublie pas de revenir sur l’accueil critique qui leur a été fait. Date de parution oblige, seul Black Book est absent.
Ni trop simple, ni trop élitiste, l’ouvrage laisse la parole à de nombreuses reprises au réalisateur
lui-même, qui revient sur son travail avec sincérité et donne plusieurs clés de lecture indispensables à la bonne analyse de ses œuvres.
Passionnant et érudit, ce livre est une bible pour appréhender les longs-métrages de Paul Verhoeven, et
permet en plus de mieux comprendre son rapport au sexe et à la violence. Les amateurs de beaux bouquins seront en outre comblés puisque l’ouvrage bénéficie d’une superbe iconographie. Un vrai
régal pour tous les fans du cinéaste.
Paul Verhoeven, par Douglas Keesey, éd.
Taschen.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Livres
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Mardi 1 décembre 2009
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14:05
Stallone face à
Mister T, il y en a que ça branche ? Cela tombe bien car W9 diffuse ce soir Rocky III, l'oeil du tigre, troisième volet de cette saga mythique. Cet épisode est loin d'être le meilleur de
la franchise mais rien que pour la chanson Eyes of the Tiger et le cabotinage de Mister T, il vaut le coup d'oeil !
Rocky III, ce soir sur W9 à 20 h 35.
En bonus, une petite vidéo assez rare montrant Stallone et Mister T à l'entraînement. Cadeau !
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Sélection TV
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Mardi 1 décembre 2009
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09:59
(Dead of
Night)
Réalisé par Bob Clark
Année de production : 1974
Avec John Marley, Richard Backus, Lynn Carlin…
Verdict : 17/20
Sorti un an avant la fin de la guerre du Vietnam, le second film de Bob Clark raconte le retour au pays d’Andy, un soldat américain tué au combat. Suite aux prières
de sa mère, Andy renaît. Il revient auprès de sa famille, qui ne se doute pas que le jeune homme est un mort-vivant…
Malheureusement, Andy n’est plus le fils qu’ils ont connu. Hanté par la guerre, l’ancien soldat est devenu distant, froid, monolithique. Si son corps est bien
vivant, son âme, elle, est morte.
Usant d’une parabole fantastique, Bob Clark met en scène avec brio le délitement progressif d’une cellule familiale touchée de plein fouet par le traumatisme du
conflit vietnamien. Image granuleuse (la pellicule 16 mm n’y est pas pour rien), musique stridente, réalisation au cordeau… Autant d’éléments qui apportent un malaise et une tension prégnants, à
quoi il faut ajouter les maquillages très réussis de Tom Savini, alors débutant.
A la fois drame social et thriller horrifique, Le mort-vivant est un chef-d’œuvre injustement oublié et l’un des premiers longs-métrages dépeignant les
conséquences de la guerre du Vietnam sur la société américaine. Réaliser un film pareil alors même que le conflit n’était pas terminé, il fallait oser ! Bob Clark l’a fait, et
brillamment.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Fantastique / Horreur
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Lundi 30 novembre 2009
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/2009
17:43
Pour la première fois, le chef-d'oeuvre épique de Mel Gibson débarque en haute définition. Un bon
moyen de redécouvrir cette magnifique fresque historique aux 5 Oscar, aux scènes de bataille homériques et à la réalisation sans faille.
Le contenu de ce coffret collector est bien garni et a été entièrement supervisé par Mel Gibson himself !
Contenu détaillé :
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Les Commentaires de Mel Gibson
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Le Monde de William Wallace (30 mn) (documentaire Picture in picture)
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La Légende de William Wallace, le plus grand héros d’Ecosse (32 mn)
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Le Travail du scénariste (22 mn)
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Alba Gu brath!" Le making Of (58 mn)
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Les Champs de bataille en 3D : toutes les batailles anglo-écossaises remodélisées en 3D et expliquées par des historiens
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Les Interviews d’archive
Braveheart, édition collector 2 Bluray, Fox Pathé Europa, 19,99 € (prix public conseillé).
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Actu
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Lundi 30 novembre 2009
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/2009
00:31
(L'Ultimo treno della
notte)
Réalisé par Aldo Lado
Année de production : 1975
Avec Flavio Bucci, Laura d’Angelo, Irene Miracle, Macha Méril…
Verdict : 13/20
Deux étudiantes partent d’Allemagne rejoindre leur famille en Italie
pour Noël. Dans le train, elles se font sauvagement agresser et violer par deux marginaux…
Décalque scénaristique de La dernière maison sur la gauche
de Wes Craven, sorti trois ans plus tôt, Le dernier train de la nuit appartient à la très sulfureuse
catégorie du rape & revenge. Suivant la trame quasi immuable de ce sous-genre du film d’exploitation (le viol d’une ou plusieurs jeunes
filles suivi de la vengeance des victimes ou de leur famille), le long-métrage d’Aldo Lado, un honnête artisan du cinéma bis italien, se démarque par sa mise en scène très maîtrisée, ses musiques
entêtantes signées Ennio Morricone, et son ambiance étouffante.
L’espace confiné du train renforce cette sensation claustrophobique et
immerge le spectateur dans le cauchemar vécu par ces deux adolescentes. Au centre de ce huis-clos malsain, Macha Méril, ancienne égérie de la Nouvelle Vague, incarne brillamment une passagère
inquiétante et énigmatique. Flavio Bucci et Gianfranco de Grassi interprètent quant à eux les deux agresseurs. S’ils ne s’en sortent pas trop mal, il n’égalent pourtant pas la prestation
hallucinante de David Hess dans La dernière maison sur la gauche ou La maison au fond du parc.
Comme beaucoup de ses confrères transalpins de la série B, Aldo Lado
surfe bien entendu sur le succès du film de Craven. Il parvient toutefois à donner une identité proprement italienne à son film, par le biais d’une mise en scène confinant parfois au baroque. Il
faut admirer le jeu sur l’éclairage, dans les scènes nocturnes, offrant au long-métrage une ambiance irréelle, pour s’en convaincre. Sur le fond, Lado se paye même le luxe d’une critique
assez virulente de la bourgeoisie italienne. Entre le sordide et le message politique, l’équilibre demeure plutôt fragile mais confère au Dernier train de la nuit
le charme si particulier des séries B italiennes de
l’époque.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Horreur
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