Mardi 8 décembre 2009
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/2009
09:22
(The Boat that Rocked)
Réalisé par Richard Curtis
Année de production : 2009
Avec Bill Nighy, Philip Seymour Hoffman, Nick Frost, Kenneth Branagh...
Verdict : 14/20
Aux sons des riffs des Rolling Stones, des Small Faces et autres pépites du rock anglais des sixties,
Good Morning England nous offre une plongée empreinte de nostalgie au cœur de Radio Rock, la radio pirate la plus écoutée de Grande-Bretagne en 1966. Une bande de DJ’s gentiment
allumés anime 24 heures sur 24 cette radio libre et rebelle depuis un vieux raffiot en pleine mer du Nord ! De l’autre côté du poste, quasiment toute l’Angleterre écoute avec engouement les
tubes mythiques d’Hendrix, de Cream, de Jeff Beck ou encore des Who. Le soir venu, les gamins, le transistor planqué sous l’oreiller, dégustent en cachette de leurs parents ces morceaux de rock
entrés depuis dans la légende.

Cette peinture fantasmée et joyeuse d’une époque révolue, on la doit à Richard Curtis, scénariste – notamment –, de Quatre mariages et un enterrement, et réalisateur des deux opus du
Journal de Bridget Jones. Durant plus de deux heures, on retrouve donc un humour dont seul les Anglais ont le secret, mais pas seulement. Le plaisir ressenti à la vision de Good
Morning England tient en grande partie à une galerie de personnages aussi attachants les uns que les autres, qui composent l’équipage de joyeux lurons de Radio Rock. A la tête de cette
petite troupe, l’excellent Bill Nighy interprète un capitaine un peu dandy gardant un flegme tout britannique à la moindre circonstance. Le reste du casting ne dépare pas, avec, pêle-mêle, le
très talentueux Nick Frost, venu cette fois sans Simon Pegg, ou encore un Philip Seymour Hoffman impressionnant dans le rôle du Comte, le DJ number one de la radio, ne vivant que par et pour la
musique.
A bord, l’ambiance est joyeuse et bon enfant. Au menu, vannes à foison et histoires de fesses à profusion. Il ne faut pas
chercher un scénario trop élaboré, ni un tableau sociologique de la contre-culture anglaise des années 1960. Curtis a seulement souhaité rendre hommage aux radios pirates de sa jeunesse et le
fait avec simplicité et humour. Les personnages sont rebelles, certes, mais pas trop. Ils veulent uniquement prendre du bon temps et partager, malgré un gouvernement bien décidé à les faire
taire, leur passion du rock avec leurs auditeurs. Bref, malgré quelques scènes un peu caricaturales (toutes celles qui concernent le ministre et ses sbires en fait) et une mise en scène juste
correcte, on se laisse aisément prendre au jeu devant tant de fraîcheur. L’ensemble est drôle, agréable et possède une bande-son absolument fabuleuse. Après deux heures de Good Morning
England, on a qu’une envie : enfourner une bonne vieille galette rock des sixties dans sa platine et mettre le son à fond. Que du bonheur !
Visuels : © Studio Canal
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Comédie
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6
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Dimanche 6 décembre 2009
7
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12:56
La mise en
scène de Scorsese alliée à un scénario habile et à une interprétation sans faille : voilà le cocktail gagnant de ce brillant remake de l'excellent thriller hong-kongais Infernal Affairs.
En espérant que cette très bonne relecture donne envie au plus grand nombre de découvrir l'original d'Andrew Law et Alan Mak...
Les Infiltrés, ce soir sur TF1 à 20 h 45.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Sélection TV
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12
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Vendredi 4 décembre 2009
5
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/2009
17:31
Réalisé par Hubert Gillet
Année de production : 2008
Avec Michèle Laroque, Martin Loizillon, Lola Naymark...
Verdict : 13,5/20
Louis est un enfant adopté. A 16 ans, il éprouve le besoin de connaître enfin sa mère biologique. Mais s’il parvient à la retrouver, celle-ci le repousse
violemment. Peu à peu, le jeune homme et sa génitrice tentent de s’apprivoiser…
Sobre et d’une sincérité à toute épreuve, « Dans tes bras », le premier long-métrage d’Hubert Gillet, est un film fort dans lequel l’émotion affleure sans
cesse. Michèle Laroque, habituée des comédies sans grande ambition artistique, s’en sort remarquablement dans ce contre-emploi peu évident. Son visage, témoin d’une souffrance enfouie de longue
date, est filmé au plus près dans une mise en scène épurée à l’extrême, uniquement soutenue par de discrètes notes de guitare. Malgré un dénouement prévisible, Gillet signe un mélo bouleversant
et parvient à éviter tout pathos. Avec un tel sujet, le pari était risqué. Il se révèle gagnant.
Photo : © Haut et Court
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Drame
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Jeudi 3 décembre 2009
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/2009
08:30
Réalisé par Oren Peli
Avec Katie Featherstone, Micah Sloat...
Année de production : 2007
Verdict : 07/20
Après avoir explosé le box-office américain avec seulement 15 000 dollars de budget, Paranormal Activity atterrit sur les écrans français. Sur le Net, les réactions sont globalement
assez négatives et se résument en un mot : "arnaque". Devant le résultat final, pas de quoi s'étonner d'une telle virulence, surtout dans le cas de spectateurs qui ont subi un marketing
hallucinant, et notamment une bande-annonce aussi ridicule que présomptueuse qui aurait dû inciter à la méfiance. Pourtant, pour ce qui est de faire frissonner un minimum, il faut reconnaître
qu'Oren Peli y parvient de temps en temps. Avec des trucs aussi simples qu'une porte qui claque, des traces de pas sur du talc ou encore des bruits étranges, la tension monte crescendo.
Malheureusement, pour quelques suées nocturnes, il faut supporter des scènes de jour particulièrement ennuyeuses. Les dialogues sont interminables et interprétés par deux comédiens assez
médiocres.
Finalement ils
se portent plutôt bien nos deux tourtereaux. Vous avez eu peur hein ?
Sur la forme, difficile de trouver énormément de cinéma là-dedans et le rendu film amateur n'excuse pas tout. Sur le principe similaire du "documenteur", des films comme Cannibal
Holocaust, REC, The Last Horror Movie ou même Le projet Blair Witch possèdent une mise en scène supérieure. Unique élément à sauver, un travail sur le son de très
bonne qualité qui est pour beaucoup dans l'angoisse suscitée par certaines scènes. Les quelques effets spéciaux plutôt artisanaux ne sont pas non plus honteux et leur discrétion les rend
finalement assez efficaces.
Tout n'est donc pas forcément à jeter et Oren Peli, en dépit d'inexistantes qualités de metteur en scène, réussit de temps à autres à capter l'attention du spectateur.
Finalement, il faut prendre Paranormal Activity pour ce qu'il est : un film amateur low budget qu'on aurait pu tout à fait trouver gratuitement en streaming sur Youtube.
Le plus gros problème du long-métrage se situe plutôt dans le buzz qui a été créé autour : lorsque l'on promet monts et merveilles, on prend évidemment le risque de décevoir. En tout cas,
impossible de passer des nuits blanches après le visionnage : vous pourrez tout à fait reprendre une activité (para)normale !
Visuels : copyright Wild Bunch
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Fantastique / Horreur
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Mercredi 2 décembre 2009
3
02
/12
/2009
14:47
Auteur de la géniale trilogie Pusher, le cinéaste danois frappe une nouvelle fois très fort avec ce Bronson, vrai-faux biopic de la vie du prisonnier le plus célèbre
d'Angleterre. Le film, déjà chroniqué ICI, bénéficie d'une sortie conjointe DVD et
Blu-ray de la part de l'éditeur Wild Side.
Les bonus du DVD :
- Introduction au film par le réalisateur Nicolas Winding Refn
- Commentaire audio du réalisateur
- Confidences du réalisateur (27’)
- Entretien avec l’acteur Tom Hardy (20’)
- Les monologues du véritable Charlie Bronson (18’)
- Bande-annonce du Guerrier silencieux
- Bandes-annonces
Les bonus du Blu-Ray sont les mêmes que ceux du DVD avec en plus
:
- Entretien avec l’acteur Matt King (9’)
- Making-of (15’)
- L’entraînement de Tom Hardy (6’)
- DTS Sound Check 5.1 (réglage de votre installation audio multicanal)
Bronson en images
Visuels : © 2008 Red Mist Distribution Limited All Rights reserved
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Actu
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