Comédie dramatique

Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 11:50
(Beyond the Valley of the Dolls)
Réalisé par Russ Meyer
Année de production : 1970
Avec Dolly Read, Cynthia Myers, Charles Napier...


Verdict : 14/20

Fans de cinéma totalement décalé, libre et délirant, les films de Russ Meyer sont pour vous ! Cette Vallée des plaisirs risque toutefois de faire quelque peu mentir la phrase précédente, tant le film s’éloigne des délires érotomanes de la série des Vixens. Attention, ce n’est pas pour autant que vous ne verrez pas de jolis corps dénudés et de poitrines généreuses. Amis voyeurs, ou tout simplement amateurs de belles pouliches dévergondées, rassurez-vous : les nanas de Beyond the Valley of the Dolls sont non seulement superbes, mais jouent en plus de l’excellent rock ! C’est le cas des trois héroïnes, qui forment un petit groupe dont le son rappelle le génial Jefferson Airplane. Le trio ne tarde pas à tenter sa chance à Hollywood, temple, comme chacun le sait, de tous les vices.

photo beyond valley dolls russ meyer

Alcool, drogues et sexe à tous les étages : voilà le cocktail dévastateur de cette comédie géniale. Baignant dans une lumière éthérée, le long-métrage bénéficie d’une mise en scène classieuse et d’un montage extrêmement inventif. Russ Meyer a soigné la forme et ça se voit ! Le cinéaste, docteur ès gros lolos, n’avait pas son pareil pour mettre en valeur les courbes avantageuses de ses actrices.  L’esthétique est donc le gros point fort du film mais le scénario réserve dans son dernier tiers des surprises hallucinantes dont il est difficile de se remettre. Avec ce fourmillement d’expérimentations, d’ironie et de fulgurances, Russ Meyer prouve une fois encore son incroyable liberté. Chapeau l’artiste !

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie dramatique
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 14:15
Réalisé par Nicolas Winding Refn
Année de production : 2009
Avec Tom Hardy, Matt King, James Lance...


Verdict :
16/20

La vie du prisonnier le plus célèbre d'Angleterre. Charles Bronson, de son vrai nom Michael Peterson, a passé plus de trente ans derrière les barreaux. Son inextinguible soif de notoriété l'a conduit à tout faire pour y retourner, sans cesse...

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Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie dramatique - Communauté : Cinéma
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 11:12
slumdog millionaire affiche danny boyleRéalisé par Danny Boyle
Année de production : 2008
Avec Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto...


Verdict : 08,5/20

Comment Jamal, un jeune homme issu des bidonvilles de Bombay, a-t-il réussi à empocher le jackpot a « Qui veut gagner des millions? » C'est ce que nous allons apprendre via une narration habile, puisqu'à chaque question posée, un flashback retrace un événement de la vie du garçon qui lui a permis de connaître la réponse.

Ce découpage s'avère d'ailleurs le seul point fort du film. Si la première partie traitant de l'enfance de Jamal se révèle rythmée et juste, la seconde se résume à une succession de saynètes mièvres et sans surprises. Dev Patel, qui interprète Jamal adulte, se montre d'ailleurs bien fade. Le côté sirupeux du film peut se justifier dans la mesure où Slumdog se veut un hommage au cinéma bollywoodien. Mais cet aspect déséquilibre beaucoup trop le long-métrage et finit par ennuyer. C'est tout le problème : l'histoire, adapté d'un roman de Vikas Swarup, aurait dû passionner ; mais la façon dont elle a été traitée fait que l'on a beaucoup de mal à s'y impliquer.

Quant à la réalisation, la déception prime à nouveau. Danny Boyle, qu'on a connu plus inspiré, a souhaité montrer le bouillonnement incessant de la vie indienne. Il en résulte un filmage dynamique – parfois trop –, confinant parfois au clippesque. Reste une bande-son, patchwork explosif de sonorités pop et ethniques, soutenant parfaitement l'action.

Bref, ce Slumdog-là laisse un petit goût amer dans la bouche. Boyle se retrouve encensé pour un film bancal frisant parfois la surenchère alors que ses précédents efforts (Trainspotting et 28 jours plus tard en tête) auraient mérité plus de louanges. Quant aux huit Oscars qui ont couronné ce conte moderne, on peut se demander si l'Académie a bien vu le même film.


Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie dramatique
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 20:19

Réalisé par Simon Cellan Jones
Année de production : 2000
Avec Daniel Craig, David Morrissey, Kelly McDonald


Verdict : 13/20


Ray, un mec sympa mais quelque peu instable, retourne chez son frère Pete après un séjour en hôpital psychiatrique. Pour Pete, difficile de gérer ce chamboulement, surtout lorsque Ray tombe amoureux d'une jeune femme délurée...
Une comédie aigre-douce bien servie par des interprètes remarquables et des dialogues incisifs. On retient  particulièrement la belle prestation de Kelly McDonald - jolie et attendrissante - , ainsi que celle de Daniel Craig, extrêmement bluffant et crédible dans son rôle de doux dingue à la santé mentale vacillante. Un rôle loin de présager son avenir musclé de 007 !
Comment se réinsérer dans la société suite à un séjour en hôpital psychiatrique ? La thématique est grave mais le film est loin d'être triste. Sans pour autant proposer des scènes désopilantes, l'accent est mis sur la légèreté et l'on rie tout de même assez souvent devant le comportement désarçonnant de Ray. Cerise sur le gâteau, Some Voices offre également des moments de pure émotion ainsi qu'une très belle histoire d'amour. Un bon film britannique, à la fois drôle et tendre.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie dramatique
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 14:00


Année de production : 2008

Réalisé par Clint Eastwood

Avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her, John Carroll Lynch, Doua Moua, Christopher Carley...


Verdict : 18/20

Veuf depuis peu, Walter Kowalski n'est jamais parvenu, à 78 ans, à être proche de ses enfants. Le prêtre qui a accompagné son épouse dans ses derniers instants aimerait l'amener à se confesser. Pas facile ! Retraité des usines Ford, il passe désormais son temps à boire des bières et à briquer sa superbe Gran Torino de collection. Vétéran de la guerre de Corée, il ressasse ses vieux démons... Dans son quartier, Walt est l'un des derniers Américains de souche. Asiatiques, Latinos et Noirs y ont élu domicile. Bourru et raciste, l'ancien ouvrier voit d'un mauvais œil l'arrivée de ses nouveaux voisins, des Coréens Hmong. Son sang ne fait qu'un tour lorsque le jeune Thao, poussé par une bande, tente de dérober sa précieuse voiture... Quant à la délinquance qui sévit dans le quartier, Walt ne tarde pas à vouloir y remédier, parfois malgré lui...


 

Devant cette histoire en apparence simpliste, on aurait pu croire à une version moderne d'Un justicier dans la ville. Raté. Gran Torino est bien plus qu'un vigilante movie. Le personnage campé par Clint Eastwood est écrit d'une façon remarquable. Excessif, drôle, déplaisant... Walt souffle le chaud et le froid en permanence. Avec son regard glacial et son langage plus que fleuri, le personnage lui va comme un gant.



Dr Clint et Mister Walt. Avec cet  anti-héros politiquement incorrect, le cinéaste se joue des clichés hérités des Inspecteur Harry ou Josey Wales. Car Walt, dont la violence rentrée risque d'éclater à tout instant, sait aussi se montrer drôle et attachant. Terriblement humain, il est en proie à ses doutes, à ses contradictions, mais aussi à son traumatisme hérité de la guerre de Corée. C'est là tout le paradoxe du personnage ; c'est également ce qui fait la force du film.



Clint l'a annoncé : Walt Kowalski sera son dernier rôle. Face à l'impressionnant charisme qu'il dégage, on peut déplorer ce choix mais aussi saluer son incroyable performance. Sans oublier la mise en scène, sobre et maîtrisée de bout en bout. A près de 80 ans, Eastwood l'acteur tire sa révérence en beauté. Injustement boudé par les Oscars, Gran Torino est un chef-d'œuvre.

Photos : © Warner Bros. France
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie dramatique
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