Les Yeux sur l'Ecran La passion du cinéma
Réalisé par James Cameron
Année de production : 2009
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez, Stephen Lang...
Verdict : 17/20
Douze ans après Titanic, James Cameron signe un film d'une beauté fulgurante, qui dépasse au final toutes les espérances. Une véritable révolution technique pour une oeuvre à l'histoire
simple et touchante, à voir avec ses yeux de gosse.
Et puis il y a la 3D. Si vous pouvez, ne loupez pas Avatar en relief, le procédé n'étant cette fois
pas qu'un simple gadget se résumant à balancer des trucs à la tête du spectateur. Non, la 3D nous immerge totalement dans le film, la profondeur de champ s'avérant inégalée.
Certes, l'histoire est très simple. Certes, il y a (beaucoup) de Miyazaki dans Avatar. Certains rôles auraient aussi gagné à être développés. Oui, le scénario peut être taxé de naïveté.
Bien sûr que c'est un peu manichéen. Et alors ? Cameron a souhaité nous conter une histoire aussi touchante qu'universelle, et celle-ci fonctionne vraiment très bien. Ce mix inattendu de rite
initiatique, d'écologie un brin new age et de combat épique pour la préservation d'un peuple intimement lié à son environnement parlera en effet autant aux enfants qu'aux adultes. Ajoutez à cela
une belle histoire d'amour et certains auront vite fait envie de sortir leur mouchoir !
Bref, James Cameron a tout compris et nous offre un moment de cinéma impossible à oublier de sitôt. Une expérience unique à vivre impérativement dans une salle obscure et en 3D. Oui, Avatar est
bien la révolution annoncée, et marque tout simplement une date dans l'Histoire du septième art. Après ces deux heures quarante anthologiques, on a plus qu'une envie : y retourner !
(Eyes of Laura Mars)
Réalisé par Irvin Kershner
Année de production : 1978
Avec Faye Dunawa, Tommy Lee Jones, Brad Dourif, Raul Julia...
Sur un scénario de John Carpenter, Irvin Kershner (L’Empire contre-attque) signe un thriller dans la lignée de Brian de Palma, et par extension, d’Alfred Hitchcock. Fort d’un casting impressionnant (Faye Dunaway, Tommy Lee Jones, Brad Dourif, Raul Julia… Excusez du peu !), Les Yeux de Laura Mars aurait pu être un grand classique des films à suspens des années 1970. Malheureusement, le rythme s’avère très mal géré et l’on se surprend plusieurs fois à regarder sa montre. La mise en scène, fluide et aux influences « giallesques », rattrape le tout mais ne suffit pas à rendre ce thriller palpitant. La faute à un scénario aux thématiques mille fois vues ailleurs et ultra prévisible : seuls les spectateurs peu friands de romans policiers se laisseront d’ailleurs berner par un dénouement décevant et convenu. On en viendrait presque à se demander comment Carpenter a pu oser employer pareil subterfuge ! Bref, en dépit d’une histoire alléchante (une photographe « voit » des meurtres pendant qu’ils se produisent), d’une solide mise en scène et d’acteurs au diapason, Les Yeux de Laura Mars est une grosse déception, aux effets soporifiques immédiats.
L'homme-araignée le plus célèbre de la planète Comics débarque
ce soir sur M6, et ce pour le plus grand plaisir des fans ! Avec Sam Raimi aux commandes, ce blockbuster intelligent et survitaminé prouve qu'il est possible de proposer un divertissement
populaire de qualité. Interprétation impeccable, effets spéciaux dantesques... Le réalisateur d'Evil Dead et Jusqu'en Enfer démontre tout son savoir-faire avec ce premier volet
débutant avec brio une saga aussi attachante que spectaculaire. Vivement le 4 !
En cette période hivernale, quoi de mieux que cette comédie romantique bien
écrite et aux acteurs impeccables ? Signé Richard Curtis, réalisateur de l'excellent Good Morning England, Love Actually est le genre de film, très sucré certes, qui
fait du bien au moral. A voir sous la couette, avec sa chère et tendre !A l’occasion du sommet de Copenhague, quoi de mieux qu’une petite sélection, forcément partielle et partiale, de films de fiction aux thématiques écolos ? Si certains ont reçu, à raison, une volée de bois… vert, d’autres possèdent en revanche d’indéniables qualités.
Soleil vert, de Richard Fleischer (1973)

Un monument d’anticipation aux thématiques tristement d’actualité aujourd’hui. Comment nourrir une population de plusieurs milliards d’habitants ? C’est la question posée par ce chef-d’œuvre signé Richard Fleischer. Ici, la réponse fait froid dans le dos…
Nausicaä de la vallée du vent, de Hayao Miyazaki (1984)

Miyazaki = écologie. C’est un peu réducteur, mais impossible de ne pas déceler de préoccupations écologiques dans la filmographie du maître nippon de l’animation. Nausicaä est en ce sens, un chef d’œuvre d’humanisme et de prise de conscience, en même temps qu’un vibrant appel à la tolérance.
La forêt d’émeraude, de John Boorman (1985)

Une belle histoire sur fond de déforestation en pleine jungle amazonienne. Un excellent John Boorman, vu il y
a très longtemps, et qui laisse un bon souvenir.
Menace toxique, de Felix Enriquez Alcala (1997)

Un Erin Brockovich au masculin ? Peut-être après tout, puisque l’inénarrable Steven Seagal découvre que des déchets toxiques déversés dans la nature menacent l’équilibre écologique des Appalaches. Steven Seagal – Noël Mamère, même combat ?
Erin Brockovich, seule contre tous, de Steven Soderbergh (1999)

Un Soderbergh sympa, tiré d’une histoire vraie, où Julia Roberts combat une multinationale pollueuse et empoisonneuse. Un succès mérité et un fait divers qui rappelle certaines grosses affaires de pollution que l’on a connues en France.
Le jour d’après, de Roland Emmerich (2004)

Sans aucun doute le meilleur film de Roland Emmerich (en même temps, ce n’est pas difficile), Le jour
d’après, malgré les conventions liées à son statut de blockbuster, se permet d’alerter sur le réchauffement climatique. Sincère ou opportuniste ? A chacun de juger.
Les Simpson le film, de David Silverman
(2006)

Les préoccupations écolos, même notre famille américaine préférée s’y est mise ! Un long-métrage peut-être moins subversif que la série mais toujours très drôle puisqu’on a droit à un véritable festival de la part d’Homer, obligé de partir en Alaska après avoir pollué le lac de Sprinfield !
Derniers Commentaires