Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 08:02
affiche esther orphan(Orphan)
Réalisé par Jaume Collet-Serra
Année de production : 2008
Avec Vera Farmiga, Peter Sarsgaard, Isabelle Fuhrman, CCH Pounder...

Sortie le 30 décembre 2009

Verdict :
14/20

esther orphan photo

Après une Maison de cire sympathique mais oubliable, le nom de Jaume Collet-Serra à la mise en scène ne laissait présager rien de bien transcendant. On avait tort. Cadrages soignés, photographie superbe et interprétation impeccable : voilà les ingrédients de ce film d’angoisse aussi flippant que réussi. Pourtant, dans le registre des gamins maléfiques, il était difficile de passer après Le village des damnés, Les révoltés de l’an 2000 ou bien sûr Damien la malédiction. Le pari s’avère pourtant gagné haut la main, tant le cinéaste, mêlant classicisme et influences de l’école fantastique espagnole, parvient à faire monter crescendo la tension. Cette tension latente, Isabelle Fuhrman, 11 ans au moment du tournage, la distille tout au long de cette histoire d’orpheline adoptée par une famille à l’équilibre fragile. Un nom à retenir, tant l’interprète d’Esther livre une prestation époustouflante et toute en nuances. 
Intelligente, brillante même, et très mature pour son âge, Esther est une gamine parfaite. Trop parfaite. Mélange d’angélisme et de froideur calculatrice, la petite orpheline ne tarde pas à se montrer sous un jour de plus en plus inquiétant… Jusqu’à mettre en danger la vie de ceux qui l’entourent.


http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/esther_3.jpg

Malgré quelques jump-scares (procédé visuel et sonore visant à faire sursauter le spectateur) un peu systématiques, une bande-son assez médiocre et une dernière partie « slasheresque » assez convenue par rapport au reste, Esther possède des atouts qui placent ce thriller horrifique bien au-dessus de la mêlée. L’intrigue est originale et a le mérite d’être très surprenante (mais chut !), et la mise en scène, on l’a dit, demeure d’une efficacité à toutes épreuves. Ajoutez à cela quelques références bien senties (Psychose, Freaks… Des hommes de goût !) et des scènes plutôt osées pour une production issue d’un grand studio, et vous obtenez un long-métrage à l’énorme capital-sympathie. Glauque, effrayant et bien fichu, essayer Esther, c’est… l’adopter.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Horreur - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 16:55
rocky 4 stallone lundgren Symbole de l'Amérique reaganienne triomphante, Rocky 4 est à voir pour l'affrontement jouissif entre Stallone et un Dolph Lundgren énorme de charisme ! Loin d'être le meilleur opus de la saga, cet épisode s'avère jouissif de bout en bout. Crétin certes, mais divertissant, c'est sûr.

Rocky 4, ce soir sur W9 à 20 h 35
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Sélection TV - Communauté : Webzine cinéma
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 09:22
(The Boat that Rocked)
Réalisé par Richard Curtis
Année de production : 2009
Avec Bill Nighy, Philip Seymour Hoffman, Nick Frost, Kenneth Branagh...


Verdict :
14/20

Aux sons des riffs des Rolling Stones, des Small Faces et autres pépites du rock anglais des sixties, Good Morning England  nous offre une plongée empreinte de nostalgie au cœur de Radio Rock, la radio pirate la plus écoutée de Grande-Bretagne en 1966. Une bande de DJ’s gentiment allumés anime 24 heures sur 24 cette radio libre et rebelle depuis un vieux raffiot en pleine mer du Nord ! De l’autre côté du poste, quasiment toute l’Angleterre écoute avec engouement les tubes mythiques d’Hendrix, de Cream, de Jeff Beck ou encore des Who. Le soir venu, les gamins, le transistor planqué sous l’oreiller, dégustent en cachette de leurs parents ces morceaux de rock entrés depuis dans la légende.


Cette peinture fantasmée et joyeuse d’une époque révolue, on la doit à Richard Curtis, scénariste – notamment –, de Quatre mariages et un enterrement, et réalisateur des deux opus du Journal de Bridget Jones. Durant plus de deux heures, on retrouve donc un humour dont seul les Anglais ont le secret, mais pas seulement. Le plaisir ressenti à la vision de Good Morning England tient en grande partie à une galerie de personnages aussi attachants les uns que les autres, qui composent l’équipage de joyeux lurons de Radio Rock. A la tête de cette petite troupe, l’excellent Bill Nighy interprète un capitaine un peu dandy gardant un flegme tout britannique à la moindre circonstance. Le reste du casting ne dépare pas, avec, pêle-mêle, le très talentueux Nick Frost, venu cette fois sans Simon Pegg, ou encore un Philip Seymour Hoffman impressionnant dans le rôle du Comte, le DJ number one de la radio, ne vivant que par et pour la musique.


A bord, l’ambiance est joyeuse et bon enfant. Au menu, vannes à foison et histoires de fesses à profusion. Il ne faut pas chercher un scénario trop élaboré, ni un tableau sociologique de la contre-culture anglaise des années 1960. Curtis a seulement souhaité rendre hommage aux radios pirates de sa jeunesse et le fait avec simplicité et humour. Les personnages sont rebelles, certes, mais pas trop. Ils veulent uniquement prendre du bon temps et partager, malgré un gouvernement bien décidé à les faire taire, leur passion du rock avec leurs auditeurs. Bref, malgré quelques scènes un peu caricaturales (toutes celles qui concernent le ministre et ses sbires en fait) et une mise en scène juste correcte, on se laisse aisément prendre au jeu devant tant de fraîcheur. L’ensemble est drôle, agréable et possède une bande-son absolument fabuleuse. Après deux heures de Good Morning England, on a qu’une envie : enfourner une bonne vieille galette rock des sixties dans sa platine et mettre le son à fond. Que du bonheur !
Visuels : © Studio Canal

 

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Comédie - Communauté : Ciné DVD
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 12:56
La mise en scène de Scorsese alliée à un scénario habile et à une interprétation sans faille : voilà le cocktail gagnant de ce brillant remake de l'excellent thriller hong-kongais Infernal Affairs. En espérant que cette très bonne relecture donne envie au plus grand nombre de découvrir l'original d'Andrew Law et Alan Mak...

Les Infiltrés, ce soir sur TF1 à 20 h 45.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Sélection TV
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 17:31

photo dans tes bras michèle laroqueRéalisé par Hubert Gillet

Année de production : 2008

Avec Michèle Laroque, Martin Loizillon, Lola Naymark...


Verdict : 13,5/20


Louis est un enfant adopté. A 16 ans, il éprouve le besoin de connaître enfin sa mère biologique. Mais s’il parvient à la retrouver, celle-ci le repousse violemment. Peu à peu, le jeune homme et sa génitrice tentent de s’apprivoiser…

Sobre et d’une sincérité à toute épreuve, « Dans tes bras », le premier long-métrage d’Hubert Gillet, est un film fort dans lequel l’émotion affleure sans cesse. Michèle Laroque, habituée des comédies sans grande ambition artistique, s’en sort remarquablement dans ce contre-emploi peu évident. Son visage, témoin d’une souffrance enfouie de longue date, est filmé au plus près dans une mise en scène épurée à l’extrême, uniquement soutenue par de discrètes notes de guitare. Malgré un dénouement prévisible, Gillet signe un mélo bouleversant et parvient à éviter tout pathos. Avec un tel sujet, le pari était risqué. Il se révèle gagnant.

Photo : © Haut et Court

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Drame
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