Partager l'article ! [Critique] Lovely Bones : Peter Jackson est tombé sur un os: Réalisé par Peter Jackson Année de production : 2009 Avec Saoirse Ronan, Mark ...
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Après les succès planétaires du Seigneur des Anneaux et King Kong, Peter Jackson revient aux affaires avec Lovely Bones, un drame fantastique dans la lignée de Créatures célestes. Malheureusement, la déception est plutôt de mise. Explications.
S’il y a un cinéaste qu’on ne peut accuser de cynisme, c’est bien Peter Jackson. Qu’il œuvre dans le blockbuster ou les films plus intimistes, le cinéaste fait preuve d’une réelle sincérité, que
ce soit à l’égard de ses scénarii, de ses personnages ou des univers qu’il adapte. Lovely Bones, adaptation de La nostalgie de l’ange d’Alice Sebold, ne déroge pas à la règle. Il y avait
la volonté de bien faire pour relater de la meilleure façon possible la tragique histoire de Susie, une jeune fille assassinée qui observe sa famille depuis l’au-delà, avant de tenter de les
aider à retrouver son meurtrier. Las, la bonne volonté ne fait pas tout.
Peter Jackson qui tenait pourtant là un matériau en or, se révèle
paradoxalement incapable de donner un équilibre à cet étrange mélange de drame, de comédie romantique, de thriller et de fable fantastique. Le film est en permanence sur la corde raide : on
passe brusquement d’une séquence magnifique à une autre d’un kitsch hallucinant. Un reproche surtout valable pour la représentation de l’ « entre-deux-mondes », alternant aussi
bien entre des images d’une inventivité folle, et d’autres à l’esthétique publicitaire d’une laideur hallucinante. Quand on pense que les effets spéciaux sont signés Weta (oui, la boîte qui a
participé à Avatar !), il y a de quoi se
poser quelques questions…
C’est d’autant plus dommage que l’on sent bien que Peter Jackson
croit en son histoire et ses personnages. Ces derniers sont très bien mis en valeur par une mise en scène une fois encore superbe. Rien à redire de ce côté-là, la caméra du cinéaste néozélandais
est d’une fluidité à toutes épreuves et nous offre de très beaux cadrages.
Côté casting, pas grand-chose à reprocher non plus. Mark Walhberg, déjà très bon chez James Gray, s’en sort parfaitement dans son rôle de papa dévasté par la mort de sa petite fille. Mais s’il y
a un acteur qui sort du lot, c’est bien Stanley Tucci, incroyable en voisin pervers et psychopathe. Les séquences le mettant en scène s’avèrent d’ailleurs les plus réussies et allient suspense et
angoisse de fort belle manière.
Malgré tout, il faut bien avouer que Lovely Bones ennuie un peu et
peine à susciter beaucoup d’émotions, si ce n’est une mièvrerie latente qui n’était pas forcément le but recherché. Si l’on ajoute à cela un rythme franchement déséquilibré et une fin qui frôle
le ridicule, on obtient un film certes plein de bonnes intentions mais à demi raté. Une grosse déception donc, à la hauteur du talent de ce cinéaste attachant qu’est Peter Jackson.
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