Mercredi 21 octobre 2009
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Réalisé par Neill Blomkamp
Année de production : 2009
Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope...
Verdict : 15,5/20
Peter Jackson à la production, seulement 30 millions de dollars de budget et un jeune prodige derrière la
caméra. Et voici tout simplement l'un des meilleurs films de science-fiction de ces dix dernières années. Neill Blomkamp situe l'action dans une Johannesburg où les aliens ont débarqué il y a
déjà vingt ans. Les humains ont fait le choix de les parquer dans un véritable township, le district 9. Répression, violences militaires, enfermement... La parabole est claire : les
aliens sont des laissés-pour-compte vivant dans la misère. Les humains, dépassés par leur nombre et sous l'impulsion de la MNU, une soi-disante organisation humanitaire, décident de les expulser
à plusieurs kilomètres de la capitale. Simple et habituel : les responsables politiques, quand ils ont à faire face à la pauvreté, préfèrent déplacer le problème plutôt que de s'en occuper
sérieusement...

Filmé à la façon d'un reportage de terrain (on pense à REC, ou encore Cloverfield), District 9 livre un constat accablant sur la nature humaine. Racisme, xénophobie, peur de l'autre,
violence... Le tableau dressé n'est guère reluisant mais donne toute sa force au film. Même le héros, interprété par un excellent Sharlto Copley, n'en est pas un. Stupide et égoïste, ce
responsable de la MNU chargé d'expulser - par la force s'il le faut -, les aliens du camp finira d'ailleurs par le payer très cher. Un parti-pris rendant par la même occasion un bel hommage à
La mouche de Cronenberg.
Mais derrière le propos socio-politique, Blomkamp n'oublie par pour autant le spectateur en cours de route.
Les scènes d'action sont violentes, "bourrines" et jubilatoires, les effets spéciaux très réussis et la mise en scène immersive à souhait. Les aliens quant à eux, s'avèrent repoussants de prime
abord mais finissent par se révéler très attachants. Créées totalement en CGI, ces "crevettes", comme les surnomment les humains, s'intègrent d'une manière impeccable dans le décor dévasté du
ghetto.
Bourré de qualités et ne souffrant d'aucune baisse de rythme, District 9 est la preuve que même un
budget moyen peut suffire à réaliser une oeuvre aussi intelligente que divertissante. Pour cela, il faut du talent, et Neill Blomkamp en a à revendre.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Science-fiction
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Sinon je te conseille de jeter un oeil sur la nouvelle série de Canal "Kali" difusée uniquement sur le web. J'ai interviewé Gaccio dessus, le concept est sympa. C'est un tournage ultra low cost... Ils ont embauché un champion de roller caméraman pour tourner sans bloquer les rues :)... Et sinon ça parle d'une fille qui se transforme en machine à tuer à cause des nano-technologies.
=> Coucou Elo : CGI = computer generated image, en gros les effets spéciaux incrustés numériquement ^_^
Sinon, je ne connais pas la série dont tu parles et ça m'a l'air très intéressant. il n'y a vraiment que Canal pour prendre des risques en matière de série TV en France !
Au fait, il est sympa Gaccio ???
"J'ai une idée de film de science-fiction qui me tient à coeur. Je suis quasiment sûr que ce sera mon prochain film. Disons que j'en suis sûr à 99% (rires) ! Il s'agit d'une histoire totalement originale. Elle ne se déroulera pas sur Terre, mais sur une autre planète. En fait, il y aura deux planètes. Et ce sera très, très violent. J'imagine qu'en vous expliquant cela, vous pensez à tous les films de science-fiction qui existent, mais j'espère que ce film sera vraiment... différent. Le scénario vous réservera une surprise de taille, mais je ne vous dirai rien de plus ».
Cette interview, tu l'as trouvée où ?