Mardi 10 novembre 2009
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14:25
(Det Sjunde Inseglet)
Réalisé par Ingmar Bergman
Année de production : 1956
Avec Max von Sidow, Günnar Björnstrand, Bengt Enkerot, Bibi Andersson, Nils Poppe...
Verdict : 16/20
Dans une Suède ravagée par la peste noire, Antonius Block (Max von Sidow) est de retour des Croisades lorsqu'il est intercepté par la Mort, qui désire
l'emmener. Le chevalier, qui se pose toutes sortes de questions sur le sens de la vie et l'existence de Dieu, lui propose une partie d'échecs, espérant ainsi retarder l'échéance.
Film total et foncièrement métaphysique, ce conte médiéval est indissociable de la personnalité de son réalisateur. Bergman, qui reçut par son père, pasteur
luthérien, une stricte éducation religieuse, est comme son héros : il est en proie au doute, au questionnement et a peur de la mort. Des obsessions qu'il place dans un Septième sceau
empreint d'un symbolisme omniprésent. Jouissant d'une photographie somptueuse, le long-métrage offre une mise en scène extrêmement travaillée. S'il y a peu de mouvements de caméra, les
cadrages sont en revanche très recherchés.
Au centre de cette indéniable réussite formelle, des acteurs magnifiques de charisme. Max von Sidow est impérial en chevalier hanté par ses interrogations, mais que dire de Bengt Enkerot ? Tour à
tour malin, froid, ou encore effrayant, celui-ci incarne la Grande Faucheuse avec une puissance incroyable. Nils Poppe et Bibi Andersson, quant à eux, interprètent brillamment Jof et Mia
(Joseph et Marie...), un couple de baladins heureux et insouciants.
Passionnant de bout en bout, Le Septième sceau n'est pourtant pas exempt de menus défauts. On pourra regretter un côté un peu théâtral dans certaines
interprétations mais aussi un symbolisme parfois appuyé un peu lourdement. Restent une ambiance mystique - par endroits apocalyptique -, extraordinaire ainsi que des thématiques très riches qui
touchent à l'universel. Suffisant pour donner un grand film, qui mérite plusieurs visions.
Visuels : Allociné / Collection Christophe L.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Ciné-club
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