Réalisé par Lone ScherfingAnnée de production : 2009
Avec Carrey Mulligan, Peter Sarsgaard, Alfred Molina...
Verdict : 12,5/20
Londres, 1961. Coincée dans un quotidien protégé mais strict et ennuyeux, Jenny, une jeune fille de 16 ans, sent souffler le vent de liberté qui commence à animer la jeunesse britannique. Elève brillante, elle se prépare à intégrer Oxford. Mais sa rencontre avec un homme beaucoup plus âgé qu’elle va changer la donne. Jenny commence à fréquenter la bonne société et les soirées mondaines. Rebelle, avide de culture et de découverte, la jeune fille devient une femme, au grand dam de ses parents…
Portée par une interprétation sans faille et des dialogues finement écrits, cette adaptation de
l’autobiographie de la journaliste Lynn Barber offre une plongée réaliste dans une Grande-Bretagne en pleine transition, passant de l’apathie de l’après-guerre à la libération des mœurs des
sixties.
Dans le rôle de Jenny, Carrey Mulligan est une
véritable révélation. Elle parvient sans mal à incarner cette adolescente ambivalente, en proie au questionnement et au doute. Face à elle, Peter Saarsgard est impeccable en dandy drôle,
séducteur et cultivé. Quant à Alfred Molina, il excelle comme à son habitude en père autoritaire et quelque peu dépassé par les événements.
Tous les ingrédients d’une excellente chronique sont donc réunis. Seulement voilà, la mise en scène de Lone Scherfig s’avère d’un académisme effrayant. Malgré une jolie photographie, la forme globale du long-métrage demeure complètement figée, la faute à une absence totale d’inventivité, que ce soit au niveau du montage comme des cadrages. Dommage, car l’histoire reste agréable et portée par des acteurs hors-pair. Une éducation, par sa maîtrise narrative et sa fainéantise esthétique, se pose donc en candidat sérieux pour les Oscar…
Visuels : © Metropolitan FilmExport
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Comique, chanteur, animateur de télévision, acteur, peintre…
Takeshi Kitano est un véritable artiste touche-à-tout. Depuis Glory to the Filmmaker et Takeshi’s, le cinéaste met en abyme ses interrogations au sujet de son statut d’artiste
et de la place de celui-ci dans la société. Achille et la tortue ne déroge pas à la règle. On aurait pu craindre un exercice de style un peu vain, voire nombriliste ou donneur de leçons,
il n’en est heureusement rien. Kitano ne laisse pas le public au bord de la route et signe un long-métrage brillant, aussi drôle qu’émouvant.
Mais l’émotion n’est bien entendu pas laissée de côté. Le
cinéaste nippon est vraiment passé maître dans l’art de souffler le chaud et le froid, de faire surgir quelques larmes derrière l’apparente légèreté. Impossible de ne pas s’émouvoir devant
Machisu enfant, qui, devenu orphelin, se retrouve coincé dans une famille d’adoption qui ne le comprend pas. Lui veut peindre, son oncle le fait trimer. Mais l’artiste alors en herbe ne se
décourage pas et persistera toute sa vie à faire ce qu’il aime. C’est là toute la beauté d’Achille et la tortue mais aussi tout son paradoxe : Machisu aura beau consacrer sa vie à
son art, jamais il ne deviendra un peintre talentueux. Un constat amer mais sans concession ni démagogie, au service d’un film passionnant, qui confirme que Kitano n’a rien perdu de son
intelligence de cinéaste.
Bref, malgré quelques séquences bien senties tournant autour d’entretiens
de licenciements, le long-métrage se drape rapidement des atours convenus de la comédie romantique. Bingham, qui passe en effet tout son temps en voyage, adore ce style de vie. Etre seul, loin de
sa famille, est pour lui la meilleure façon de vivre. Jusqu’au jour où il rencontre une ravissante femme d’affaires (Vera Farmiga, épatante) qui partage son goût pour l’indépendance et les
relations sans lendemain. Dès lors, Bingham commence à ressentir le besoin d’être entouré…
Réalisé par Lisa Azuelos
(Beyond the Valley of the Dolls)




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