Fantastique / Horreur

Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 18:23

http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/affiche_freddy_2010.jpg

(A Nightmare on Elm Street)
Réalisé par Samuel Bayer
Année de production : 2010

Avec Jackie Earle Haley, Kyle Gallner, Rooney Mara...

 

Verdict : 03/20

 

Après Jason Voorhees, Michael Myers ou encore les mutants cinglés de La Colline a des yeux, c’est au tour de Freddy Krueger de passer à la moulinette des exécutifs d’Hollywood. Bien mal leur en a pris. Il était de toute façon bien difficile d’arriver après un film devenu plus de 25 ans après un véritable classique de l’horreur et porté de bout en bout par le talent du génial Robert Englund. Pour redonner vie à cette franchise fort lucrative, la boîte de prod de Michael Bay a fait appel à Samuel Bayer, un réalisateur venu de la pub et du clip. Résultat, il n’y a absolument aucune idée de mise en scène, Bayer se contentant d’un académisme assez médiocre. Heureusement, la photographie se révèle assez réussie mais ne suffit de toute façon pas à rehausser l’intérêt de cette coquille aussi vide qu’ennuyeuse, portée par un casting de « djeuns » tous aussi fadasses les uns que les autres.

http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/freddy_hearley_2010.jpg

Dans la peau (cramée) du mythique psychopathe griffu, Englund cède la place à Jackie Earl Haley, qui campait un excellent Rorscharch dans Watchmen. Ici, le comédien  n’est vraiment pas aidé par une voix ridicule, un maquillage raté, mais surtout par des scénaristes totalement à côté de la plaque. Le boogeyman rigolard des années 1980 a en effet entièrement disparu au profit d’un tueur sérieux et grandiloquent. Bref, tout ce qui faisait le charme de l’opus original n’est plus présent dans ce remake. Ce dernier n’est plus qu’une succession sans génie de cauchemars suivis du retour à la réalité, le tout saupoudré de quelques effets gore. Or, ce qui faisait grimper le trouillomètre dans l’épisode de Wes Craven était bien le fait que l’on ne parvenait plus à distinguer les cauchemars de la réalité. Rien de tout cela ici, malheureusement. L’affiche du carton de projection proclamait « ne vous endormez pas ! ». Ben c’est pas gagné.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Fantastique / Horreur
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 07:44
http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/wolfman_affiche.jpgRéalisé par Joe Johnston
Année de production : 2008
Avec Benicio del Toro, Anthony Hopkins, Emily Blunt, Hugo Weaving...


Verdict : 16/20

Remake du classique de 1941 signé George Waggner, dans lequel l’excellent (mais pas aussi bon que son père) Lon Chaney Jr endossait le costume du célèbre lycanthrope, ce Wolfman nouvelle génération est, disons-le d’emblée, une franche réussite. Malgré les nombreux soucis de production qu’il a connu (changement de réalisateur, score de Danny Elfman écarté avant d’être réintégré, sortie maintes fois repoussées, etc.), le résultat final s’avère tout à fait réjouissant. Joe Johnston, habile faiseur auteur de succès familiaux comme Jumanji ou encore Chéri j’ai rétréci les gosses, signe une mise en scène de haute volée, magnifiée par une photographie gothique de toute beauté.

http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/wolfman_1.jpgMais la grande force de Wolfman demeure son premier degré totalement assumé. Point d’humour ni de distanciation à l’égard du genre abordé, comme Le loup-garou de Londres et Wolf avaient pu le faire auparavant. Au contraire, la mythologie propre à la lycanthropie est ici entièrement respectée. Pleine lune, hurlements nocturnes, malédiction ancestrale, balles en argent… Tout y est, pour le plus grand plaisir des fans de films fantastiques à l’ancienne ! Ceux-ci risquent d’être encore plus surpris par la violence du long-métrage, pour une fois totalement rentre-dedans. Gore et sauvage, Wolfman nous réserve notamment une décapitation ainsi que quelques égorgements du plus bel effet ! Pas d’effets numériques ici mais bien de bons vieux maquillages à l’ancienne, conçus par Rick Baker himself !

http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/wolfman_2.jpgEt le casting dans tout ça ? Classe et bien choisi. Anthony Hopkins est génial en vieux lord sombre et ambigu, et n’a jamais été aussi bon depuis très longtemps. Emily Blunt, bien que son rôle ait l’air d’avoir été raccourci au montage, est également parfaite en jeune femme aussi aimante qu’inquiète. Benicio del Toro enfin, crève littéralement l’écran. Le choisir pour incarner cet homme frappé du sceau de la malédiction n’était pas forcément évident. L’interprète du Che livre pourtant une prestation impressionnante, aussi intense qu’élégante. Quant au costume de loup-garou, il le porte à merveille !

Bref, Wolfman aurait tout du film parfait si l’on ne ressentait pas parfois un léger manque d’émotion. Pour un scénario, par ailleurs très bien mené, basé en partie sur une romance entre Talbot (Del Toro) et Gwen (Blunt), il faut reconnaître que c’est un petit peu dommage. Mais difficile de faire la fine bouche devant un film aussi respectueux d’une des mythologies les plus passionnantes du fantastique.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Fantastique / Horreur - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 08:30
affiche paranormal activityRéalisé par Oren Peli
Avec Katie Featherstone, Micah Sloat...
Année de production : 2007


Verdict :
07/20

Après avoir explosé le box-office américain avec seulement 15 000 dollars de budget, Paranormal Activity atterrit sur les écrans français. Sur le Net, les réactions sont globalement assez négatives et se résument en un mot : "arnaque". Devant le résultat final, pas de quoi s'étonner d'une telle virulence, surtout dans le cas de spectateurs qui ont subi un marketing hallucinant, et notamment une bande-annonce aussi ridicule que présomptueuse qui aurait dû inciter à la méfiance. Pourtant, pour ce qui est de faire frissonner un minimum, il faut reconnaître qu'Oren Peli y parvient de temps en temps. Avec des trucs aussi simples qu'une porte qui claque, des traces de pas sur du talc ou encore des bruits étranges, la tension monte crescendo. Malheureusement, pour quelques suées nocturnes, il faut supporter des scènes de jour particulièrement ennuyeuses. Les dialogues sont interminables et interprétés par deux comédiens assez médiocres.
photo paranormal activity actors oren peliFinalement ils se portent plutôt bien nos deux tourtereaux. Vous avez eu peur hein ?

Sur la forme, difficile de trouver énormément de cinéma là-dedans et le rendu film amateur n'excuse pas tout. Sur le principe similaire du "documenteur", des films comme Cannibal Holocaust, REC, The Last Horror Movie ou même Le projet Blair Witch possèdent une mise en scène supérieure. Unique élément à sauver, un travail sur le son de très bonne qualité qui est pour beaucoup dans l'angoisse suscitée par certaines scènes. Les quelques effets spéciaux plutôt artisanaux ne sont pas non plus honteux et leur discrétion les rend finalement assez efficaces.
Tout n'est donc pas forcément à jeter et Oren Peli, en dépit d'inexistantes qualités de metteur en scène, réussit de temps à autres à capter l'attention du spectateur.
Finalement, il faut prendre Paranormal Activity  pour ce qu'il est : un film amateur low budget qu'on aurait pu tout à fait trouver gratuitement en streaming sur Youtube. Le plus gros problème du long-métrage se situe plutôt dans le buzz qui a été créé autour : lorsque l'on promet monts et merveilles, on prend évidemment le risque de décevoir. En tout cas, impossible de passer des nuits blanches après le visionnage : vous pourrez tout à fait reprendre une activité (para)normale !
Visuels : copyright Wild Bunch
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Fantastique / Horreur - Communauté : Webzine cinéma
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 09:59

(Dead of Night)

Réalisé par Bob Clark

Année de production : 1974

Avec John Marley, Richard Backus, Lynn Carlin…

 

Verdict : 17/20

 

Sorti un an avant la fin de la guerre du Vietnam, le second film de Bob Clark raconte le retour au pays d’Andy, un soldat américain tué au combat. Suite aux prières de sa mère, Andy renaît. Il revient auprès de sa famille, qui ne se doute pas que le jeune homme est un mort-vivant…

Malheureusement, Andy n’est plus le fils qu’ils ont connu. Hanté par la guerre, l’ancien soldat est devenu distant, froid, monolithique. Si son corps est bien vivant, son âme, elle, est morte.

Usant d’une parabole fantastique, Bob Clark met en scène avec brio le délitement progressif d’une cellule familiale touchée de plein fouet par le traumatisme du conflit vietnamien. Image granuleuse (la pellicule 16 mm n’y est pas pour rien), musique stridente, réalisation au cordeau… Autant d’éléments qui apportent un malaise et une tension prégnants, à quoi il faut ajouter les maquillages très réussis de Tom Savini, alors débutant.

A la fois drame social et thriller horrifique, Le mort-vivant est un chef-d’œuvre injustement oublié et l’un des premiers longs-métrages dépeignant les conséquences de la guerre du Vietnam sur la société américaine. Réaliser un film pareil alors même que le conflit n’était pas terminé, il fallait oser ! Bob Clark l’a fait, et brillamment.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Fantastique / Horreur - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 18:45
affiche loup garou(An American Werewolf in London)
Réalisé par John Landis
Année de production : 1981
Avec David Naughton, Griffin Dunn, Jenny Agutter...


Verdict : 15/20

Deux ans avant de mettre en scène Michael Jackson dans Thriller, John Landis avait déjà prouvé qu’il est un solide artisan du cinéma d’épouvante. Quelle meilleure illustration que ce Loup-garou de Londres, superbe hommage aux lycanthropes velus et voraces ? A la fois respectueux des codes du genre et iconoclaste, le long-métrage réussit une synthèse parfaite entre frissons et humour.

Le scénario quant à lui, demeure simple et efficace. Deux jeunes baroudeurs, David et Jack, se baladent dans un coin reculé de l’Angleterre, malgré les avertissements des piliers de bar de la région. Trop tard, ils sont attaqués par un loup-garou. Si Jack ne s’en relève pas, David, lui, s’en sort. Mais à quel prix…

Portée par des acteurs convaincants, cette relecture moderne et urbaine du mythe du lycanthrope, bénéficie non seulement d’un rythme bien mené, mais surtout des effets spéciaux magnifiques de Rick Baker. La scène de métamorphose, une des plus belles du cinéma, justifie à elle seule la vision de cet excellent film fantastique. Un classique.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Fantastique / Horreur - Communauté : Cinéma et culture alternative
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