(A Nightmare on Elm Street)
Réalisé par Samuel Bayer
Année de production : 2010
Avec Jackie Earle Haley, Kyle Gallner, Rooney Mara...
Verdict : 03/20
Après Jason Voorhees, Michael Myers ou encore les mutants cinglés de La Colline a des yeux, c’est au tour de Freddy Krueger de passer à la moulinette des exécutifs d’Hollywood. Bien mal leur en a pris. Il était de toute façon bien difficile d’arriver après un film devenu plus de 25 ans après un véritable classique de l’horreur et porté de bout en bout par le talent du génial Robert Englund. Pour redonner vie à cette franchise fort lucrative, la boîte de prod de Michael Bay a fait appel à Samuel Bayer, un réalisateur venu de la pub et du clip. Résultat, il n’y a absolument aucune idée de mise en scène, Bayer se contentant d’un académisme assez médiocre. Heureusement, la photographie se révèle assez réussie mais ne suffit de toute façon pas à rehausser l’intérêt de cette coquille aussi vide qu’ennuyeuse, portée par un casting de « djeuns » tous aussi fadasses les uns que les autres.
Dans la peau (cramée) du mythique psychopathe griffu, Englund cède la place à Jackie Earl Haley, qui campait un excellent Rorscharch dans Watchmen. Ici, le comédien n’est vraiment pas aidé par une voix ridicule, un maquillage raté, mais surtout par des scénaristes totalement à côté de la plaque. Le boogeyman rigolard des années 1980 a en effet entièrement disparu au profit d’un tueur sérieux et grandiloquent. Bref, tout ce qui faisait le charme de l’opus original n’est plus présent dans ce remake. Ce dernier n’est plus qu’une succession sans génie de cauchemars suivis du retour à la réalité, le tout saupoudré de quelques effets gore. Or, ce qui faisait grimper le trouillomètre dans l’épisode de Wes Craven était bien le fait que l’on ne parvenait plus à distinguer les cauchemars de la réalité. Rien de tout cela ici, malheureusement. L’affiche du carton de projection proclamait « ne vous endormez pas ! ». Ben c’est pas gagné.
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Réalisé par Joe Johnston
Mais la grande force de Wolfman demeure son premier degré totalement assumé. Point
d’humour ni de distanciation à l’égard du genre abordé, comme
Et le casting dans tout ça ? Classe et bien choisi. Anthony Hopkins est génial en vieux
lord sombre et ambigu, et n’a jamais été aussi bon depuis très longtemps. Emily Blunt, bien que son rôle ait l’air d’avoir été raccourci au montage, est également parfaite en jeune femme aussi
aimante qu’inquiète. Benicio del Toro enfin, crève littéralement l’écran. Le choisir pour incarner cet homme frappé du sceau de la malédiction n’était pas forcément évident. L’interprète du Che
livre pourtant une prestation impressionnante, aussi intense qu’élégante. Quant au costume de loup-garou, il le porte à merveille !
Réalisé par Oren Peli
(Dead of
Night)
(An American Werewolf in London)


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