Mercredi 13 avril 2011
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Réalisé par Steve Pink
Année de production : 2010
Avec John Cusack, Clark Duke, Craig Robinson...
Verdict : 12/20
Sorti en octobre 2010 sous le titre stupide de La machine à démonter le temps, Hot Tub Time
Machine débarque à présent dans les bacs sous le titre opportuniste de Very Hot Tub. Si elles n'égalent pas la monumentale virée à Vegas de la bande à Zach Galifianakis, les
aventures de ces quadras en pleine crise existentielle se suivent plutôt agréablement, grâce à quelques gags plutôt marrants et une nostalgie eighties qui fait plaisir à voir. Si l'on peut
regretter de nombreuses chutes de rythme et des personnages en définitive peu attachants, pas de quoi bouder son plaisir pour autant devant cette comédie lorgnant parfois du côté de John Hughes,
la finesse et le regard aiguisé en moins.
Les bonus : ils sont très légers. On retrouve une bande-annonce et 15 minutes de scènes coupées. A noter que cette version est présentée comme « non censurée », la
jaquette annonçant 10 minutes de scènes inédites. Ceux qui ont vu la version salle pourront comparer.
Distributeur : Pathé Fox Europa
Merci à Cinetrafic
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Comédie
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Mardi 28 septembre 2010
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(Going the Distance)
Réalisé par Nanette Burstein
Année de sortie : 2010
Avec Drew Barrymore, Justin Long, Charlie Day, Jason Sudeikis, Christina Applegate
Verdict : 15/20
Synopsis : Erin et Garrett sont très bien ensemble, même quand ils ne le sont pas. Lorsqu’Erin,
jeune étudiante en journalisme, part pour San Francisco terminer ses études, son petit ami Garrett, jeune découvreur de talents musicaux, reste à Manhattan poursuivre ses ambitions dans l’attente
d’une promotion qui lui a été promise. (…) Mais lorsque leur attente semble tirer à sa fin, Erin décroche le job de ses rêves en Californie, tandis que la carrière de Garrett s’emballe à New
York. Les grandes retrouvailles tant attendues pourraient les séparer pour de bon…à moins que leur amour ne tienne bon (source Allociné).
Si elle réalise avec Trop Loin pour toi son premier long-métrage de fiction, Nanette Burstein est loin d’être une inconnue
dans le milieu du documentaire. On lui doit notamment American Teen, un excellent docu sur la jeunesse des campus américains diffusé il y a quelques temps sur Canal Plus. Justesse du regard,
drôlerie et sensibilité : ces trois qualités se retrouvent dans Trop Loin pour toi, une comédie romantique au pitch assez banal mais à l’humour dévastateur.
Incroyable mais vrai : nous tenons enfin une romance qui ne s’enfonce pas dans la guimauve et les bons sentiments, et
ce malgré un final somme toute prévisible.
Si la mise en scène, fonctionnelle, ne restera pas dans les mémoires, la réalisatrice a en revanche tout misé sur son
casting. Bien lui en a pris. Le couple formé par la très attachante Drew Barrymore et Justin Long fonctionne à merveille, sans oublier des seconds rôles savoureux renforçant encore le potentiel
comique du film. Bien rythmé, le scénario tient en haleine jusqu’au dénouement et offre une série de scènes burlesques savamment dosées. Une jolie réussite donc, dans un genre qui n’en avait plus
connu depuis longtemps. A voir en couple, bien entendu !
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Comédie
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Mercredi 17 février 2010
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/2010
15:37
Réalisé par Léa Fazer
Année de production : 2009
Avec Nathalie Baye, Pierre Arditi, Aïssa Maïga, Jocelyn Quivrin...
Verdict : 04/20
Décidément, ce n’est pas avec cette énième comédie bâclée que le cinéma populaire français se portera mieux.
Mise en scène fainéante et télévisuelle, acteurs en roue libre, scénario bourré de clichés… Mis à part les prestations très correctes d’Aïssa Maïga et de feu Jocelyn Quivrin, il n’y a strictement
rien à sauver. Le rythme est poussif, les dialogues peu inspirés et les gags aussi légers qu’un char d’assaut. L’idée de départ, consistant à proposer une sorte d'anti-Tanguy en
inversant les rôles entre les générations, n’était pourtant pas mauvaise. Malheureusement, celle-ci s’avère très mal exploitée et le récit enchaîne des scènes aussi caricaturales que
grotesques. Encore un gros ratage donc, qui fera les belles heures des soirées télévisées. Sa vraie place est de toute façon là, et certainement pas sur un écran de cinéma.
Photo : ©
StudioCanal
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Comédie
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Mardi 19 janvier 2010
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/2010
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Réalisé par Nabil Ben Yadir
Année de production : 2008
Avec Nader Boussandel, Mourade Zeguendi, Mounir Ait Hamou, Amelle Chahbi...
Verdict : 12/20
Leurs chaussures sont neuves à force de ne pas s’en servir. Ils possèdent une BMW, mais à huit. Ils ont un
quota de pas à ne pas dépasser de peur de se fatiguer trop vite et de ne pas vivre assez longtemps. Bref, ce sont des glandeurs. Des glandeurs, certes, mais des glandeurs sympas. Ce sont les
barons. Il y a Aziz, qui traîne ses guêtres (pardon ses baskets) devant l’épicerie. Mounir, quant à lui, a trouvé le bon filon en provoquant des défauts de priorité à droite. Et puis il y a
Hassan, le rigolo. Il aimerait bien faire du rire son métier malgré la pression subie par son père, qui le verrait bien en conducteur de bus. En cachette, il fait quelques one-man-shows dans un
petit cabaret.
Ce microcosme de la banlieue bruxelloise nous est conté par Nabil Ben Yadir, qui signe son premier long-métrage. Une histoire largement autobiographique que le cinéaste parsème
d’anecdotes et de private-jokes souvent très drôles.
Cette chronique sociale douce-amère est filmée dans un joli scope, là où l’on aurait pu craindre des cadres
tremblotants et granuleux shootés caméra à l’épaule. Bien servie par des interprètes au top, cette comédie montre avec intelligence comme il est difficile de vouloir quitter son quartier et les
codes qui vont avec.
Malgré un rythme parfois déséquilibré (certaines situations traînent un peu en longueur), Les barons
tire son épingle du jeu grâce à la finesse de ses dialogues et des personnages vraiment attachants. Un premier film définitivement sympathique.
Visuels : © Haut et
Court
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Comédie
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Mardi 8 décembre 2009
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/2009
09:22
(The Boat that Rocked)
Réalisé par Richard Curtis
Année de production : 2009
Avec Bill Nighy, Philip Seymour Hoffman, Nick Frost, Kenneth Branagh...
Verdict : 14/20
Aux sons des riffs des Rolling Stones, des Small Faces et autres pépites du rock anglais des sixties,
Good Morning England nous offre une plongée empreinte de nostalgie au cœur de Radio Rock, la radio pirate la plus écoutée de Grande-Bretagne en 1966. Une bande de DJ’s gentiment
allumés anime 24 heures sur 24 cette radio libre et rebelle depuis un vieux raffiot en pleine mer du Nord ! De l’autre côté du poste, quasiment toute l’Angleterre écoute avec engouement les
tubes mythiques d’Hendrix, de Cream, de Jeff Beck ou encore des Who. Le soir venu, les gamins, le transistor planqué sous l’oreiller, dégustent en cachette de leurs parents ces morceaux de rock
entrés depuis dans la légende.

Cette peinture fantasmée et joyeuse d’une époque révolue, on la doit à Richard Curtis, scénariste – notamment –, de Quatre mariages et un enterrement, et réalisateur des deux opus du
Journal de Bridget Jones. Durant plus de deux heures, on retrouve donc un humour dont seul les Anglais ont le secret, mais pas seulement. Le plaisir ressenti à la vision de Good
Morning England tient en grande partie à une galerie de personnages aussi attachants les uns que les autres, qui composent l’équipage de joyeux lurons de Radio Rock. A la tête de cette
petite troupe, l’excellent Bill Nighy interprète un capitaine un peu dandy gardant un flegme tout britannique à la moindre circonstance. Le reste du casting ne dépare pas, avec, pêle-mêle, le
très talentueux Nick Frost, venu cette fois sans Simon Pegg, ou encore un Philip Seymour Hoffman impressionnant dans le rôle du Comte, le DJ number one de la radio, ne vivant que par et pour la
musique.
A bord, l’ambiance est joyeuse et bon enfant. Au menu, vannes à foison et histoires de fesses à profusion. Il ne faut pas
chercher un scénario trop élaboré, ni un tableau sociologique de la contre-culture anglaise des années 1960. Curtis a seulement souhaité rendre hommage aux radios pirates de sa jeunesse et le
fait avec simplicité et humour. Les personnages sont rebelles, certes, mais pas trop. Ils veulent uniquement prendre du bon temps et partager, malgré un gouvernement bien décidé à les faire
taire, leur passion du rock avec leurs auditeurs. Bref, malgré quelques scènes un peu caricaturales (toutes celles qui concernent le ministre et ses sbires en fait) et une mise en scène juste
correcte, on se laisse aisément prendre au jeu devant tant de fraîcheur. L’ensemble est drôle, agréable et possède une bande-son absolument fabuleuse. Après deux heures de Good Morning
England, on a qu’une envie : enfourner une bonne vieille galette rock des sixties dans sa platine et mettre le son à fond. Que du bonheur !
Visuels : © Studio Canal
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Comédie
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