
Réalisé par Nimrod Antal
Année de production : 2010
Avec Adrien Brody, Walton Goggins, Topher Grace...
Verdict : 14/20
Il était difficile de passer après le Predator de 1987, monument de survival SF aussi brutal que jouissif dans lequel Schwarzenegger et sa bande de bras cassés se frottaient en pleine
jungle à un Alien rasta sanguinaire et insaisissable. Pour ce reboot de la franchise, Robert Rodriguez producteur s’entoure du très bon Nimrod Antal (Motel), dont la mise en scène, sans atteindre la maestria de John McTiernan, s’avère efficace et
spectaculaire.
Même s’il n’égale pas le niveau du premier, ce Predators new-look est un réel plaisir qui a su conserver à merveille un certain esprit fleurant bon l’action dopée à la testostérone des années 1980. Dans le rôle du gros bras de service, on retrouve Adrien Brody, qui, ô surprise, se révèle franchement crédible en mercenaire malgré une musculature fort peu comparable à celle de l’ami Schwarzie !
Côté scénario, Predators pâtit quelque
peu de certaines incohérences, notamment dans sa seconde partie avec un Laurence Fishburne ridicule, et surtout d’un twist final pour le moins tiré par les cheveux. Malgré tout, le film comporte
de nombreuses de bonnes idées, à l’instar d’une première partie débutant en véritable Cube dans la jungle, le casting entier étant parachuté en territoire hostile sans qu’il sache
comment il a atterri ici.
Mais un épisode de Predator ne serait rien sans ses créatures. De ce côté-là, le long-métrage de Nimrod Antal tient son pari, les principaux predators se révélant menaçants et iconiques à souhait.
Malgré un budget réduit, des dialogues caricaturaux et une grosse baisse de rythme en milieu de parcours, Predators est une bonne série B, efficace et sans prétention, dont les quelques effets sanguinolents font clairement plaisir à voir. Pas de tromperie sur la marchandise donc, le spectacle est au rendez-vous, pour le plaisir des fans de l’extra-terrestre aux dreadlocks ! Après deux Alien vs Predators calamiteux, ce reboot teigneux redore enfin le blason de ce monstre mythique.
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Avec son univers kitsch acidulé et ses blagues parfois
au ras des pâquerettes, Le cinquième élément n'a pas que des défenseurs. Pourtant, Besson signe un film de SF très honorable au casting impeccable et aux effets spéciaux très réussis.
Devant ce mélange d'action et d'humour, difficile de faire la fine bouche tant le long-métrage ne se prend pas au sérieux une seconde. Seul Chris Tucker, dans son rôle d'animateur déjanté, se
révèle un trublion lourdingue dont on se serait bien passé. Pas de quoi bouder son plaisir pour autant, surtout face à des scènes aussi géniales que la séquence de la chanteuse d'opéra : le mix
Eric Serra - Nathalie Dessay y fait des merveilles et soutient parfaitement les coups de tatanes de Milla Jovovich.





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