Dimanche 20 décembre 2009
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/12
/2009
09:17
Réalisé par James Cameron
Année de production : 2009
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez, Stephen Lang...
Verdict : 17/20
Douze ans après Titanic, James Cameron signe un film d'une beauté fulgurante, qui dépasse au final toutes les espérances. Une véritable révolution technique pour une oeuvre à l'histoire
simple et touchante, à voir avec ses yeux de gosse.
La claque était annoncée. Pas de surprise de ce côté-là, celle-ci est bien présente. Jamais on était allé
aussi loin dans la technique des effets spéciaux, le numérique possédant un rendu ultra-réaliste : c'est bien simple, on s'y croirait ! Les textures, la faune et la flore incroyables de la
planète Pandora, les Na'vis... Tous ces éléments ont leur existence propre, l'image de synthèse se faisant littéralement oublier. La technologie, poussée ici à son paroxysme, s'efface tout
simplement derrière une mise en scène maîtrisée à la perfection. Cameron est non seulement un bon raconteur d'histoires mais aussi un filmeur hors-pair, dont le sens du cadre et du découpage laisse
pantois. La caméra voltige, virevolte dans une liberté totale, et nous plonge au coeur d'un ride jubilatoire ! Les scènes de bataille, quant à elles, n'avaient pas été aussi épiques depuis
Conan, Braveheart et Le Seigneur des Anneaux !
Et puis il y a la 3D. Si vous pouvez, ne loupez pas Avatar en relief, le procédé n'étant cette fois
pas qu'un simple gadget se résumant à balancer des trucs à la tête du spectateur. Non, la 3D nous immerge totalement dans le film, la profondeur de champ s'avérant inégalée.
Certes, l'histoire est très simple. Certes, il y a (beaucoup) de Miyazaki dans Avatar. Certains rôles auraient aussi gagné à être développés. Oui, le scénario peut être taxé de naïveté.
Bien sûr que c'est un peu manichéen. Et alors ? Cameron a souhaité nous conter une histoire aussi touchante qu'universelle, et celle-ci fonctionne vraiment très bien. Ce mix inattendu de rite
initiatique, d'écologie un brin new age et de combat épique pour la préservation d'un peuple intimement lié à son environnement parlera en effet autant aux enfants qu'aux adultes. Ajoutez à cela
une belle histoire d'amour et certains auront vite fait envie de sortir leur mouchoir !
Bref, James Cameron a tout compris et nous offre un moment de cinéma impossible à oublier de sitôt. Une expérience unique à vivre impérativement dans une salle obscure et en 3D. Oui, Avatar est
bien la révolution annoncée, et marque tout simplement une date dans l'Histoire du septième art. Après ces deux heures quarante anthologiques, on a plus qu'une envie : y retourner !
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Science-fiction
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Lundi 23 novembre 2009
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23
/11
/2009
19:30
Réalisé par Luc Besson
Année de production : 1996
Avec Bruce Willis, Milla Jovovich, Gary Oldman, Ian Holm, Chris Tucker...
Verdict : 13/20
Une fois n'est pas coutume, Bruce Willis endosse le costume de sauveur de l'humanité dans ce blockbuster futuriste et coloré. Le marcel orange chevillé au corps, il
rappelle fortement, ô nostalgie, son génial personnage de John McLane dans la trilogie Die Hard (oui il y a un 4, mais mieux vaut l'oublier). Chauffeur de taxi aérien dans un monde à la
Blade Runner, Bruce doit stopper une catastrophe imminente pouvant anéantir la Terre. Il doit alors protéger le cinquième élément, personnifié par une Milla Jovovich plutôt sexy dans son
habit minimaliste confectionné par Jean-Paul Gaultier. Pas de bol, Zorg, un méchant assez pathétique à la coiffure improbable (Gary Oldman) se met en travers de leur route...
Avec son univers kitsch acidulé et ses blagues parfois
au ras des pâquerettes, Le cinquième élément n'a pas que des défenseurs. Pourtant, Besson signe un film de SF très honorable au casting impeccable et aux effets spéciaux très réussis.
Devant ce mélange d'action et d'humour, difficile de faire la fine bouche tant le long-métrage ne se prend pas au sérieux une seconde. Seul Chris Tucker, dans son rôle d'animateur déjanté, se
révèle un trublion lourdingue dont on se serait bien passé. Pas de quoi bouder son plaisir pour autant, surtout face à des scènes aussi géniales que la séquence de la chanteuse d'opéra : le mix
Eric Serra - Nathalie Dessay y fait des merveilles et soutient parfaitement les coups de tatanes de Milla Jovovich. Bref, pari réussi pour Besson qui parvient sans peine à divertir son spectateur. Si Le cinquième élément n'atteint pas le niveau de ses
glorieux aînés en matière de science-fiction, il s'en tire tout de même avec les honneurs et délivre une partition aussi soignée que délirante.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Science-fiction
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Vendredi 6 novembre 2009
5
06
/11
/2009
09:30
Réalisé par Paul
Verhoeven
Année de production : 1997
Avec Casper van Dien, Denise Richards, Dina Meyer, Michael Ironside...
Verdict : 17/20
Starship Troopers ou l'exemple typique du film incompris en son temps par une poignée de critiques et de spectateurs incapables de voir le second degré
omniprésent du propos. On a tout lu et tout entendu sur ce classique du cinéaste néerlandais : "film fasciste", "blockbuster pour ados décérébrés", "jeu vidéo grandeur nature", etc., etc.
Starship Troopers n'est pourtant rien d'autre qu'une dénonciation au vitriol de la politique interventionniste américaine. Verhoeven reprend à son compte l'imagerie fasciste dans sa
description d'une société où le patriotisme et la guerre sont élevés au rang de valeurs morales glorifiées. Il n'y a qu'à voir ces soldats, des jeunes gens musclés et à la gueule d'ange pour la
plupart, partir combattre la fleur au fusil des insectes extraterrestres féroces et carnassiers. Les beaux gosses Casper van Dien et Denise Richards, qu'on verrait plus dans des comédies
sentimentales à deux sous, sont à cet égard des choix de casting parfaits.

Bourrins et sanguinolents, les affrontements sont bien loins de ce qui était promis par la propagande officielle. Les soldats parvenant à survivre reviennent en effet mutilés et salement amochés.
Verhoven s'amuse à orchestrer un véritable jeu de massacre, et ce pour le plus grand plaisir du spectateur. Celui-ci, venu assister à un simple film d'action de SF, risque d'être bien surpris
devant ce long-métrage intelligent, ironique et polémique de bout en bout. Pas étonnant que le film se soit fait massacrer à sa sortie par la critique américaine. Rien de plus déplaisant en effet
que de se voir tendre le miroir d'une certaine réalité.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Science-fiction
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13
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Mardi 3 novembre 2009
2
03
/11
/2009
13:36

(War of the Worlds)
Réalisé par Steven Spielberg
Année de production : 2004
Avec Tom Cruise, Dakota Fanning, Tim Robbins...
Verdict : 16/20
Hallucinant. Une claque. Un monstre de film apocalyptique. Décidément, il n'y a que Spielberg pour donner une ampleur pareille au classique de Wells. Immersif et
impressionnant de bout en bout, ce remake enterre sans problème l'original signé Byron Haskin. Certes, le budget n'est pas le même, mais sur un strict plan émotionnel, la relecture de Spielberg
se situe à cent coudées au-dessus. Sombre, désenchantée et au plus près de l'humain, cette fuite cauchemardesque devant une invasion d'aliens belliqueux ne laisse aucun instant de répit.
Comme à son habitude, le cinéaste livre une mise en scène fabuleuse, aux cadrages millimétrés et aux scènes d'action totalement lisibles. C'est bien simple, aucun plan n'est à jeter. Soutenu par
des effets spéciaux dantesques, une partition épique de John Williams et des acteurs au diapason (Tom Cruise est impeccable), le film nous immerge au coeur d'une apocalypse aussi angoissante
qu'haletante. Même si l'on peut regretter un happy-end arrivant un peu brutalement, impossible de le reprocher à un Spielberg respectueux du matériau d'origine. Un grand film, qui
démontre une fois encore tout le savoir-faire et le sens du spectacle d'un cinéaste qui n'a pourtant plus rien à prouver.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Science-fiction
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Mercredi 21 octobre 2009
3
21
/10
/2009
17:19
Réalisé par Neill Blomkamp
Année de production : 2009
Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope...
Verdict : 15,5/20
Peter Jackson à la production, seulement 30 millions de dollars de budget et un jeune prodige derrière la
caméra. Et voici tout simplement l'un des meilleurs films de science-fiction de ces dix dernières années. Neill Blomkamp situe l'action dans une Johannesburg où les aliens ont débarqué il y a
déjà vingt ans. Les humains ont fait le choix de les parquer dans un véritable township, le district 9. Répression, violences militaires, enfermement... La parabole est claire : les
aliens sont des laissés-pour-compte vivant dans la misère. Les humains, dépassés par leur nombre et sous l'impulsion de la MNU, une soi-disante organisation humanitaire, décident de les expulser
à plusieurs kilomètres de la capitale. Simple et habituel : les responsables politiques, quand ils ont à faire face à la pauvreté, préfèrent déplacer le problème plutôt que de s'en occuper
sérieusement...

Filmé à la façon d'un reportage de terrain (on pense à REC, ou encore Cloverfield), District 9 livre un constat accablant sur la nature humaine. Racisme, xénophobie, peur de l'autre,
violence... Le tableau dressé n'est guère reluisant mais donne toute sa force au film. Même le héros, interprété par un excellent Sharlto Copley, n'en est pas un. Stupide et égoïste, ce
responsable de la MNU chargé d'expulser - par la force s'il le faut -, les aliens du camp finira d'ailleurs par le payer très cher. Un parti-pris rendant par la même occasion un bel hommage à
La mouche de Cronenberg.
Mais derrière le propos socio-politique, Blomkamp n'oublie par pour autant le spectateur en cours de route.
Les scènes d'action sont violentes, "bourrines" et jubilatoires, les effets spéciaux très réussis et la mise en scène immersive à souhait. Les aliens quant à eux, s'avèrent repoussants de prime
abord mais finissent par se révéler très attachants. Créées totalement en CGI, ces "crevettes", comme les surnomment les humains, s'intègrent d'une manière impeccable dans le décor dévasté du
ghetto.
Bourré de qualités et ne souffrant d'aucune baisse de rythme, District 9 est la preuve que même un
budget moyen peut suffire à réaliser une oeuvre aussi intelligente que divertissante. Pour cela, il faut du talent, et Neill Blomkamp en a à revendre.
Par Jérôme Béalès
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Publié dans : Science-fiction
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9
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