Science-fiction

Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /2010 16:04

http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/affiche_predators.jpg

  Réalisé par Nimrod Antal
Année de production : 2010
Avec Adrien Brody, Walton Goggins, Topher Grace...

Verdict : 14/20

Il était difficile de passer après le Predator de 1987, monument de survival SF aussi brutal que jouissif dans lequel Schwarzenegger et sa bande de bras cassés se frottaient en pleine jungle à un Alien rasta sanguinaire et insaisissable. Pour ce reboot de la franchise, Robert Rodriguez producteur s’entoure du très bon Nimrod Antal (Motel), dont la mise en scène, sans atteindre la maestria de John McTiernan, s’avère efficace et spectaculaire.

Même s’il n’égale pas le niveau du premier, ce Predators new-look est un réel plaisir qui a su conserver à merveille un certain esprit fleurant bon l’action dopée à la testostérone des années 1980. Dans le rôle du gros bras de service, on retrouve Adrien Brody, qui, ô surprise, se révèle franchement crédible en mercenaire malgré une musculature fort peu comparable à celle de l’ami Schwarzie !

http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/predators_2.jpgCôté scénario, Predators pâtit quelque peu de certaines incohérences, notamment dans sa seconde partie avec un Laurence Fishburne ridicule, et surtout d’un twist final pour le moins tiré par les cheveux. Malgré tout, le film comporte de nombreuses de bonnes idées, à l’instar d’une première partie débutant en véritable Cube dans la jungle, le casting entier étant parachuté en territoire hostile sans qu’il sache comment il a atterri ici.

Mais un épisode de Predator ne serait rien sans ses créatures. De ce côté-là, le long-métrage de Nimrod Antal tient son pari, les principaux predators se révélant menaçants et iconiques à souhait.

Malgré un budget réduit, des dialogues caricaturaux et une grosse baisse de rythme en milieu de parcours, Predators est une bonne série B, efficace et sans prétention, dont les quelques effets sanguinolents font clairement plaisir à voir. Pas de tromperie sur la marchandise donc, le spectacle est au rendez-vous, pour le plaisir des fans de l’extra-terrestre aux dreadlocks ! Après deux Alien vs Predators calamiteux, ce reboot teigneux redore enfin le blason de ce monstre mythique.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Science-fiction - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 09:17

cinema avatar afficheRéalisé par James Cameron
Année de production : 2009
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez, Stephen Lang...


Verdict :
17/20

Douze ans après Titanic, James Cameron signe un film d'une beauté fulgurante, qui dépasse au final toutes les espérances. Une véritable révolution technique pour  une oeuvre à l'histoire simple et touchante, à voir avec ses yeux de gosse.

La claque était annoncée. Pas de surprise de ce côté-là, celle-ci est bien présente. Jamais on était allé aussi loin dans la technique des effets spéciaux, le numérique possédant  un rendu ultra-réaliste : c'est bien simple, on s'y croirait ! Les textures, la faune et la flore incroyables de la planète Pandora, les Na'vis... Tous ces éléments ont leur existence propre, l'image de synthèse se faisant littéralement oublier. La technologie, poussée ici à son paroxysme, s'efface tout simplement derrière une mise en scène maîtrisée à la perfection. Cameron est non seulement un bon raconteur d'histoires mais aussi un filmeur hors-pair, dont le sens du cadre et du découpage laisse pantois. La caméra voltige, virevolte dans une liberté totale, et nous plonge au coeur d'un ride jubilatoire ! Les scènes de bataille, quant à elles, n'avaient pas été aussi épiques depuis Conan, Braveheart et Le Seigneur des Anneaux !

avatar-na-vi.jpg

Et puis il y a la 3D. Si vous pouvez, ne loupez pas Avatar en relief, le procédé n'étant cette fois pas qu'un simple gadget se résumant à balancer des trucs à la tête du spectateur. Non, la 3D nous immerge totalement dans le film, la profondeur de champ s'avérant inégalée.
Certes, l'histoire est très simple. Certes, il y a (beaucoup) de Miyazaki dans Avatar. Certains rôles auraient aussi gagné à être développés. Oui, le scénario peut être taxé de naïveté. Bien sûr que c'est un peu manichéen. Et alors ? Cameron a souhaité nous conter une histoire aussi touchante qu'universelle, et celle-ci fonctionne vraiment très bien. Ce mix inattendu de rite initiatique, d'écologie un brin new age et de combat épique pour la préservation d'un peuple intimement lié à son environnement parlera en effet autant aux enfants qu'aux adultes. Ajoutez à cela une belle histoire d'amour et certains auront vite fait envie de sortir leur mouchoir !
Bref, James Cameron a tout compris et nous offre un moment de cinéma impossible à oublier de sitôt. Une expérience unique à vivre impérativement dans une salle obscure et en 3D. Oui, Avatar est bien la révolution annoncée, et marque tout simplement une date dans l'Histoire du septième art. Après ces deux heures quarante anthologiques, on a plus qu'une envie : y retourner !

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Science-fiction - Communauté : Webzine cinéma
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 19:30
affiche cinquième élémentRéalisé par Luc Besson
Année de production : 1996
Avec Bruce Willis, Milla Jovovich, Gary Oldman, Ian Holm, Chris Tucker...


Verdict : 13/20

Une fois n'est pas coutume, Bruce Willis endosse le costume de sauveur de l'humanité dans ce blockbuster futuriste et coloré. Le marcel orange chevillé au corps, il rappelle fortement, ô nostalgie, son génial personnage de John McLane dans la trilogie Die Hard (oui il y a un 4, mais mieux vaut l'oublier). Chauffeur de taxi aérien dans un monde à la Blade Runner, Bruce doit stopper une catastrophe imminente pouvant anéantir la Terre. Il doit alors protéger le cinquième élément, personnifié par une Milla Jovovich plutôt sexy dans son habit minimaliste confectionné par Jean-Paul Gaultier. Pas de bol, Zorg, un méchant assez pathétique à la coiffure improbable (Gary Oldman) se met en travers de leur route...
milla jovovichAvec son univers kitsch acidulé et ses blagues parfois au ras des pâquerettes, Le cinquième élément n'a pas que des défenseurs. Pourtant, Besson signe un film de SF très honorable au casting impeccable et aux effets spéciaux très réussis. Devant ce mélange d'action et d'humour, difficile de faire la fine bouche tant le long-métrage ne se prend pas au sérieux une seconde. Seul Chris Tucker, dans son rôle d'animateur déjanté, se révèle un trublion lourdingue dont on se serait bien passé. Pas de quoi bouder son plaisir pour autant, surtout face à des scènes aussi géniales que la séquence de la chanteuse d'opéra : le mix Eric Serra - Nathalie Dessay y fait des merveilles et soutient parfaitement les coups de tatanes de Milla Jovovich. Bref, pari réussi pour Besson qui parvient sans peine à divertir son spectateur. Si  Le cinquième élément n'atteint pas le niveau de ses glorieux aînés en matière de science-fiction, il s'en tire tout de même avec les honneurs et délivre une partition aussi soignée que délirante.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Science-fiction - Communauté : Cinéma
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 09:30
Réalisé par Paul Verhoeven
Année de production : 1997
Avec Casper van Dien, Denise Richards, Dina Meyer, Michael Ironside...


Verdict : 17/20

Starship Troopers ou l'exemple typique du film incompris en son temps par une poignée de critiques et de spectateurs incapables de voir le second degré omniprésent du propos. On a tout lu et tout entendu sur ce classique du cinéaste néerlandais : "film fasciste", "blockbuster pour ados décérébrés", "jeu vidéo grandeur nature", etc., etc. Starship Troopers n'est pourtant rien d'autre qu'une dénonciation au vitriol de la politique interventionniste américaine. Verhoeven reprend à son compte l'imagerie fasciste dans sa description d'une société où le patriotisme et la guerre sont élevés au rang de valeurs morales glorifiées. Il n'y a qu'à voir ces soldats, des jeunes gens musclés et à la gueule d'ange pour la plupart, partir combattre la fleur au fusil des insectes extraterrestres féroces et carnassiers. Les beaux gosses Casper van Dien et Denise Richards, qu'on verrait plus dans des comédies sentimentales à deux sous, sont à cet égard des choix de casting parfaits.
photo film starship troopers
Bourrins et sanguinolents, les affrontements sont bien loins de ce qui était promis par la propagande officielle. Les soldats parvenant à survivre reviennent en effet mutilés et salement amochés. Verhoven s'amuse à orchestrer un véritable jeu de massacre, et ce pour le plus grand plaisir du spectateur. Celui-ci, venu assister à un simple film d'action de SF, risque d'être bien surpris devant ce long-métrage intelligent, ironique et polémique de bout en bout. Pas étonnant que le film se soit fait massacrer à sa sortie par la critique américaine. Rien de plus déplaisant en effet que de se voir tendre le miroir d'une certaine réalité.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Science-fiction - Communauté : Ciné DVD
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 13:36
guerre des mondes spielberg tom cruise
(War of the Worlds)

Réalisé par Steven Spielberg
Année de production : 2004
Avec Tom Cruise, Dakota Fanning, Tim Robbins...

Verdict : 16/20

Hallucinant. Une claque. Un monstre de film apocalyptique. Décidément, il n'y a que Spielberg pour donner une ampleur pareille au classique de Wells. Immersif et impressionnant de bout en bout, ce remake enterre sans problème l'original signé Byron Haskin. Certes, le budget n'est pas le même, mais sur un strict plan émotionnel, la relecture de Spielberg se situe à cent coudées au-dessus. Sombre, désenchantée et au plus près de l'humain, cette fuite cauchemardesque devant une invasion d'aliens belliqueux ne laisse aucun instant de répit.
Comme à son habitude, le cinéaste livre une mise en scène fabuleuse, aux cadrages millimétrés et aux scènes d'action totalement lisibles. C'est bien simple, aucun plan n'est à jeter. Soutenu par des effets spéciaux dantesques, une partition épique de John Williams et des acteurs au diapason (Tom Cruise est impeccable), le film nous immerge au coeur d'une apocalypse aussi angoissante qu'haletante. Même si l'on peut regretter un happy-end arrivant un peu brutalement, impossible de le reprocher à un Spielberg respectueux du matériau d'origine. Un grand film, qui démontre une fois encore tout le savoir-faire et le sens du spectacle d'un cinéaste qui n'a pourtant plus rien à prouver.
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Science-fiction - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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