Horreur

Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 14:00

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Réalisé par Scott Spiegel
Avec Thomas Kretschmann, John Hensley, Sarah Habel


Verdict : 07/20

 

En voilà qui auraient mieux fait de rester chez eux à jouer au casino en ligne... Ce qui est souvent moins risqué que d'aller pointer le bout de son nez à Vegas pour flamber et fêter l'enterrement de vie de garçon de l'un se ses potes. Surtout lorsque des dingues issus de la mystérieuse entreprise offrant à de riches clients des sujets « aptes » à être torturés vous kidnappent... Ce qui, à part dans les volets de la saga Hostel, n'arrive quand même pas si souvent ! Mais justement, que vaut-il ce troisième opus ? Eh bien pas grand-chose malheureusement. Après deux premiers épisodes signés Eli Roth franchement réussis il était de toute façon difficile de faire mieux. Mais là c'est plutôt raté, la faute à un cinéaste, Scott Spiegel, incapable d'instiller la moindre tension à un long-métrage qui finit par ennuyer. Et ce n'est pas le casting, assez mauvais, et les dialogues insupportables qui sauveront la mise d'un film raté dans les grandes largeurs.

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                                                                                                          © Sony

Dernier problème et pas des moindres, le choix scénaristique d'avoir transposé l'action à Las Vegas : par rapport à l'ambiance glauque de la Slovaquie, le film perd énormément, devient clinquant, jusqu'à prendre l'aspect d'une mauvaise série TV... Restent alors ce pour quoi, ne nous en cachons pas, on est là quand on décide de regarder un Hostel : ses scènes gores. Là encore Hostel – chapitre III n'atteint pas le niveau des précédents même si l'on peut reconnaître qu'il reste honnête de ce point de vue-là. Mais on est tout de même loin du niveau des précédents – surtout le 2 – qui offraient quelques séquences pas piquées des vers ! On l'aura compris, ce troisième opus de la saga Hostel n'est qu'un énième exemple de suite mercantile uniquement conçue pour surfer sur le succès d'une franchise. C'est toujours le problème du direct-to-dvd, le spectateur a l'impression de jouer à la roulette russe... Pour quelques bons films qui auraient mérité une sortie en salle en bonne et due forme (Fragile, par exemple), combien de navets ? Malheureusement, Hostel : chapitre III fait partie de la seconde catégorie. 

Par Les Yeux sur l'Ecran - Publié dans : Horreur
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 16:10
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Réalisé par Yannick Dahan et Benjamin Rocher
Année de production : 2008
Avec Claude Perron, Jean-Pierre Martins, Eriq Ebouaney, Doudou Masta, Yves Pignot...


Verdict : 13/20

Présenté à Sitges et à Venise, acclamé à Gerardmer, le « premier film de zombies français », réalisé par Yannick Dahan et Benjamin Rocher était attendu au tournant. Malgré de nombreux défauts, souvent inhérents à un premier film, La Horde tient ses promesses : action, gore et humour sont au rendez-vous.

http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/la_horde_1.jpgDans une tour HLM de la banlieue nord de Paris, un groupe de flics ivres de vengeance sont aux prises avec une bande de gangsters. Ces deux groupes que tout oppose vont devoir pourtant s’allier lorsqu’une horde de zombies investit les lieux… Voilà pour un pitch lorgnant fortement sur Assaut de Carpenter, à la fois simple et efficace. Tant mieux. Une fois passée une intro calamiteuse tant au niveau de l’interprétation que de la mise en scène (celle-ci a heureusement été remontée depuis), l’action peut commencer. Au menu, bastons hardcore contre les zombies et dialogues plus que fleuris. Ces derniers, badass à souhait, auraient tout de même gagné à être un peu plus mesurés. Les flics de Braquo à côté, semblant être en effet de gentils poètes romantiques !

Côté casting, on peut compter sur des vrais « gueules ». Si Jean-Pierre Martins s’avère impressionnant de charisme et de justesse, on ne peut pas en dire autant d’une Claude Perron totalement à côté de la plaque. D’une manière générale, la direction d’acteurs aurait de toute façon pu être mieux maîtrisée. Trop souvent dans l’outrance, l’interprétation fait malheureusement tomber certaines scènes dans le ridicule. Mais La horde peut compter sur Yves Pignot, un comédien issu de la Comédie Française. Son personnage de vétéran de la guerre d’Indochine, iconique et jubilatoire, vaut à lui-seul le coup d’œil !

http://sd-1.archive-host.com/membres/images/39163112315280740/la_horde_2.jpgBien rythmé et spectaculaire, le premier long de Dahan et Rocher transcende son maigre budget de trois millions d’euros. Techniquement, le film s’avère plutôt réussi. La photo, contrastée et crépusculaire, est superbe et les effets spéciaux se révèlent plus que corrects, les deux coréalisateurs se payant même le luxe d’une superbe scène apocalyptique sur les toits de Paris !

La mise en scène, quant à elle, s’avère très bien menée : les cadrages sont recherchés et offrent de nombreux plans iconiques à souhait. On pourra seulement regretter un étonnant abus de shaky cam lorsque l’action accélère.

Fun et bourrine, La Horde est un vrai défouloir. Sans trop en dévoiler, le dernier tiers du film comblera non seulement les fans de Braindead, mais aussi les gamers adeptes de Left 4 Dead ! Des références parfaitement digérées par Dahan et Rocher, qui nous offrent un film transpirant l’amour du cinoche populaire. Un film qui, certes, souffre d’un scénario bordélique et d’une interprétation pas toujours au top, mais qui en donne pour son argent au spectateur. Pas prétentieux pour un sou, et aussi violent que jouissif, La Horde mérite tout le soutien de fans de cinéma de genre. Mais aussi des autres.

Visuels : © Le Pacte

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Horreur - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 08:02
affiche esther orphan(Orphan)
Réalisé par Jaume Collet-Serra
Année de production : 2008
Avec Vera Farmiga, Peter Sarsgaard, Isabelle Fuhrman, CCH Pounder...

Sortie le 30 décembre 2009

Verdict :
14/20

esther orphan photo

Après une Maison de cire sympathique mais oubliable, le nom de Jaume Collet-Serra à la mise en scène ne laissait présager rien de bien transcendant. On avait tort. Cadrages soignés, photographie superbe et interprétation impeccable : voilà les ingrédients de ce film d’angoisse aussi flippant que réussi. Pourtant, dans le registre des gamins maléfiques, il était difficile de passer après Le village des damnés, Les révoltés de l’an 2000 ou bien sûr Damien la malédiction. Le pari s’avère pourtant gagné haut la main, tant le cinéaste, mêlant classicisme et influences de l’école fantastique espagnole, parvient à faire monter crescendo la tension. Cette tension latente, Isabelle Fuhrman, 11 ans au moment du tournage, la distille tout au long de cette histoire d’orpheline adoptée par une famille à l’équilibre fragile. Un nom à retenir, tant l’interprète d’Esther livre une prestation époustouflante et toute en nuances. 
Intelligente, brillante même, et très mature pour son âge, Esther est une gamine parfaite. Trop parfaite. Mélange d’angélisme et de froideur calculatrice, la petite orpheline ne tarde pas à se montrer sous un jour de plus en plus inquiétant… Jusqu’à mettre en danger la vie de ceux qui l’entourent.


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Malgré quelques jump-scares (procédé visuel et sonore visant à faire sursauter le spectateur) un peu systématiques, une bande-son assez médiocre et une dernière partie « slasheresque » assez convenue par rapport au reste, Esther possède des atouts qui placent ce thriller horrifique bien au-dessus de la mêlée. L’intrigue est originale et a le mérite d’être très surprenante (mais chut !), et la mise en scène, on l’a dit, demeure d’une efficacité à toutes épreuves. Ajoutez à cela quelques références bien senties (Psychose, Freaks… Des hommes de goût !) et des scènes plutôt osées pour une production issue d’un grand studio, et vous obtenez un long-métrage à l’énorme capital-sympathie. Glauque, effrayant et bien fichu, essayer Esther, c’est… l’adopter.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Horreur - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 00:31

 

(L'Ultimo treno della notte)
Réalisé par Aldo Lado

Année de production : 1975

Avec Flavio Bucci, Laura d’Angelo, Irene Miracle, Macha Méril…


Verdict :
13/20

Deux étudiantes partent d’Allemagne rejoindre leur famille en Italie pour Noël. Dans le train, elles se font sauvagement agresser et violer par deux marginaux…

Décalque scénaristique de La dernière maison sur la gauche de Wes Craven, sorti trois ans plus tôt, Le dernier train de la nuit appartient à la très sulfureuse catégorie du rape & revenge. Suivant la trame quasi immuable de ce sous-genre du film d’exploitation (le viol d’une ou plusieurs jeunes filles suivi de la vengeance des victimes ou de leur famille), le long-métrage d’Aldo Lado, un honnête artisan du cinéma bis italien, se démarque par sa mise en scène très maîtrisée, ses musiques entêtantes signées Ennio Morricone, et son ambiance étouffante.

L’espace confiné du train renforce cette sensation claustrophobique et immerge le spectateur dans le cauchemar vécu par ces deux adolescentes. Au centre de ce huis-clos malsain, Macha Méril, ancienne égérie de la Nouvelle Vague, incarne brillamment une passagère inquiétante et énigmatique. Flavio Bucci et Gianfranco de Grassi interprètent quant à eux les deux agresseurs. S’ils ne s’en sortent pas trop mal, il n’égalent pourtant pas la prestation hallucinante de David Hess dans La dernière maison sur la gauche ou La maison au fond du parc.

Comme beaucoup de ses confrères transalpins de la série B, Aldo Lado surfe bien entendu sur le succès du film de Craven. Il parvient toutefois à donner une identité proprement italienne à son film, par le biais d’une mise en scène confinant parfois au baroque. Il faut admirer le jeu sur l’éclairage, dans les scènes nocturnes, offrant au long-métrage une ambiance irréelle, pour s’en convaincre. Sur le fond, Lado se paye même  le luxe d’une critique assez virulente de la bourgeoisie italienne. Entre le sordide et le message politique, l’équilibre demeure plutôt fragile mais confère au Dernier train de la nuit le charme si particulier des séries B italiennes de l’époque.

Par Jérôme Béalès - Publié dans : Horreur - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 12:30
(Friday the 13th)
Réalisé par Sean Cunningham
Année de production : 1980
Avec Betsy Palmer, Adrienne King, Harry Crosby, Kevin Bacon...


Verdict : 12/20

Premier volet d'une très longue et inégale série, Vendredi 13 fut créé pour surfer sur la vague du succès d'Halloween de Carpenter, sorti deux ans plus tôt. Loin d'égaler le classique de Big John, ce slasher n'est pas pour autant dénué de qualités. Les meurtres, dont les effets ont été orchestrés par l'excellent maquilleur Tom Savini, sont bien craspecs et la musique composée par Harry Manfredini, hitchcockienne en diable, se révèle tout bonnement excellente. Joliment photographié, le métrage bénéficie d'une réalisation assez efficace. La caméra subjective est bien sûr de la partie, et l'on suit les déambulations de ce tueur invisible avec une jubilation croissante.
Il y a une incohérence dans cette photo. Saurez-vous la trouver ?

En effet, voir des ados têtes à claques se faire démastiquer pendant une heure et demie est le plaisir malsain mais bien réel de l'amateur de slasher ! Surtout quand un des teens s'appelle Kevin Bacon d'ailleurs. Malgré un scénario faiblard et une interprétation parfois calamiteuse, Vendredi 13 est un bon slasher d'une époque aujourd'hui révolue. C'est l'archétype d'un cinéma de drive-in,  du film qu'on se louait entre amis le samedi soir, à voir autour d'une bonne pizza. Les épisodes suivants battront chacun leur tour des records de médiocrité mais ont tout de même donné naissance à un croquemitaine légendaire du cinoche d'horreur : Jason Voorhees, le tueur au masque de hockey. La classe !
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Horreur - Communauté : Cinéma
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