
Réalisé par Scott Spiegel
Avec Thomas Kretschmann, John Hensley, Sarah Habel
Verdict : 07/20
En voilà qui auraient mieux fait de rester chez eux à jouer au casino en ligne... Ce qui est souvent moins risqué que d'aller pointer le bout
de son nez à Vegas pour flamber et fêter l'enterrement de vie de garçon de l'un se ses potes. Surtout lorsque des dingues issus de la mystérieuse entreprise offrant à de riches clients des
sujets « aptes » à être torturés vous kidnappent... Ce qui, à part dans les volets de la saga Hostel, n'arrive quand même pas si souvent ! Mais justement, que vaut-il ce
troisième opus ? Eh bien pas grand-chose malheureusement. Après deux premiers épisodes signés Eli Roth franchement réussis il était de toute façon difficile de faire mieux. Mais là c'est
plutôt raté, la faute à un cinéaste, Scott Spiegel, incapable d'instiller la moindre tension à un long-métrage qui finit par ennuyer. Et ce n'est pas le casting, assez mauvais, et les dialogues
insupportables qui sauveront la mise d'un film raté dans les grandes largeurs.
© Sony
Dernier problème et pas des moindres, le choix scénaristique d'avoir transposé l'action à Las Vegas : par rapport à
l'ambiance glauque de la Slovaquie, le film perd énormément, devient clinquant, jusqu'à prendre l'aspect d'une mauvaise série TV... Restent alors ce pour quoi, ne nous en cachons pas, on est là
quand on décide de regarder un Hostel : ses scènes gores. Là encore Hostel – chapitre III n'atteint pas le niveau des précédents même si l'on peut reconnaître qu'il reste honnête de ce point
de vue-là. Mais on est tout de même loin du niveau des précédents – surtout le 2 – qui offraient quelques séquences pas piquées des vers ! On l'aura compris, ce troisième opus de la saga
Hostel n'est qu'un énième exemple de suite mercantile uniquement conçue pour surfer sur le succès d'une franchise. C'est toujours le problème du direct-to-dvd, le spectateur a l'impression de
jouer à la roulette russe... Pour quelques
bons films qui auraient mérité une sortie en salle en bonne et due forme (Fragile, par exemple), combien de navets ? Malheureusement, Hostel : chapitre III fait partie de la
seconde catégorie.


Dans une tour HLM de la banlieue nord de Paris, un groupe de flics ivres de vengeance
sont aux prises avec une bande de gangsters. Ces deux groupes que tout oppose vont devoir pourtant s’allier lorsqu’une horde de zombies investit les lieux… Voilà pour un pitch lorgnant fortement
sur Assaut de Carpenter, à la fois simple et efficace. Tant mieux. Une fois passée une intro calamiteuse tant au niveau de l’interprétation que de la mise en scène (celle-ci a
heureusement été remontée depuis), l’action peut commencer. Au menu, bastons hardcore contre les zombies et dialogues plus que fleuris. Ces derniers, badass à souhait, auraient tout de même gagné
à être un peu plus mesurés. Les flics de Braquo à côté, semblant être en effet de gentils poètes romantiques !
Bien rythmé et spectaculaire, le premier long de Dahan et Rocher transcende son maigre
budget de trois millions d’euros. Techniquement, le film s’avère plutôt réussi. La photo, contrastée et crépusculaire, est superbe et les effets spéciaux se révèlent plus que corrects, les deux
coréalisateurs se payant même le luxe d’une superbe scène apocalyptique sur les toits de Paris !
(Orphan)

(L'Ultimo treno della
notte)
(Friday the 13th)



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