Livres

Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 14:49

couverture livre paul verhoeven taschenVerdict : ♥♥♥


Paul Verhoeven, l’un des cinéastes contemporains les plus controversés, a enfin droit à son ouvrage de référence. Il est l’œuvre de Douglas Keesey, un écrivain américain déjà auteur d’un livre consacré au cinéma érotique.

En 191 pages, Keesey retrace la carrière du cinéaste avec érudition et livre une foule d’anecdotes aussi passionnantes les unes que les autres. Tous les films de Verhoeven, de Business is Business à Robocop en passant par Starship Troopers ou Total Recall, ont non seulement droit à leur analyse, mais l’auteur n’oublie pas de revenir sur l’accueil critique qui leur a été fait. Date de parution oblige, seul Black Book est absent.

Ni trop simple, ni trop élitiste, l’ouvrage laisse la parole à de nombreuses reprises au réalisateur lui-même, qui revient sur son travail avec sincérité et donne plusieurs clés de lecture indispensables à la bonne analyse de ses œuvres.

Passionnant et érudit, ce livre est une bible pour appréhender les longs-métrages de Paul Verhoeven, et permet en plus de mieux comprendre son rapport au sexe et à la violence. Les amateurs de beaux bouquins seront en outre comblés puisque l’ouvrage bénéficie d’une superbe iconographie. Un vrai régal pour tous les fans du cinéaste.

Paul Verhoeven, par Douglas Keesey, éd. Taschen.


Par Jérôme Béalès - Publié dans : Livres - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 13:21
 La Blaxploitation, nom donné aux films américains des années 1970 tournés à destination d'un public noir, tient enfin son livre en français. Une initiative due à la jeune maison d'édition Bazaar et Compagnie, dont la collection Cinexploitation demeure unique en son genre.
L'ouvrage, de 190 pages, revient sur les grandes heures d'un courant cinématographique qui a donné lieu à quelques perles comme Black Caesar, Coffy ou encore Shaft. L'auteur du livre, Julien Sévéon, est bien connu des lecteurs de Mad Movies. Spécialisé dans le cinéma de genre asiatique, le journaliste est également très à l'aise pour parler de ces films blacks et funky, à qui Tarantino a rendu hommage dans son excellent Jacky Brown.
En sept chapitres, Sévéon retrace les origines de ce courant aux multiples facettes, en prenant soin d'analyser le contexte historique et social de la période. L'auteur enrichit son propos jusqu'à aborder les nombreux décalques internationaux de la Blaxploitation, aux Philippines notamment. La musique, prépondérante dans ces longs-métrages, n'est bien sûr pas oubliée.
En annexe, on trouvera une filmographie très détaillée, une bibliographie plus succincte ainsi qu'une iconographie superbe présentant une sélection d'affiches et de photographies. Un régal ! Manquent tout de même un index et, plus étonnant encore, une table des matières ! Du côté des points négatifs également, impossible de passer sous silence les nombreuses fautes d'orthographe et de syntaxe qui viennent entâcher la lecture. Un problème d'autant plus dommageable que cet ouvrage s'avère bien écrit, passionnant et comble un vide éditorial certain. Bref, malgré ces quelques défauts, Blaxploitation, 70's Soul Fever est un incontournable.

Verdict :


Pour commander cet ouvrage : Bazaar et Compagnie
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Livres - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 21:48
Au rayon des livres sur le cinéma à posséder, ce Dictionnaire du cinéma d'épouvante est un outil utile et accessible pour tous les amateurs de fantastique et d'horreur. Edité par Scali, l'ouvrage comporte 568 pages et a été rédigé par Robert de Laroche, un écrivain-journaliste passionné par le cinéma fantastique depuis l'adolescence.
Bien écrites et agréables à lire, les notices s'intéressent aussi bien aux grands noms du genre (qu'ils soient réalisateurs, acteurs, producteurs, etc.) qu'à des figures moins connues. Une mine d'informations donc, avec des articles passionnants sur des maîtres comme Terrence Fisher ou Val Lewton. Bien entendu, on pourra regretter que certaines notices soient trop peu développées ou que certains cinéastes soient absents, à l'instar de William Lustig ou Alejandro Amenabar. Des reproches minimes, tant ce dictionnaire se révèle un aide-mémoire relativement complet sur un sujet finalement peu présent dans les catalogues des éditeurs.
A noter la présence en fin d'ouvrage d'une courte bibliographie ainsi que d'un index très bien fait.


Verdict :
Par Jérôme Béalès - Publié dans : Livres - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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