Cinéma, critiques de films - Les Yeux sur l'Ecran
(Dead of
Night)
Réalisé par Bob Clark
Année de production : 1974
Avec John Marley, Richard Backus, Lynn Carlin…
Verdict : 17/20
Sorti un an avant la fin de la guerre du Vietnam, le second film de Bob Clark raconte le retour au pays d’Andy, un soldat américain tué au combat. Suite aux prières de sa mère, Andy renaît. Il revient auprès de sa famille, qui ne se doute pas que le jeune homme est un mort-vivant…
Malheureusement, Andy n’est plus le fils qu’ils ont connu. Hanté par la guerre, l’ancien soldat est devenu distant, froid, monolithique. Si son corps est bien vivant, son âme, elle, est morte.
Usant d’une parabole fantastique, Bob Clark met en scène avec brio le délitement progressif d’une cellule familiale touchée de plein fouet par le traumatisme du conflit vietnamien. Image granuleuse (la pellicule 16 mm n’y est pas pour rien), musique stridente, réalisation au cordeau… Autant d’éléments qui apportent un malaise et une tension prégnants, à quoi il faut ajouter les maquillages très réussis de Tom Savini, alors débutant.
A la fois drame social et thriller horrifique, Le mort-vivant est un chef-d’œuvre injustement oublié et l’un des premiers longs-métrages dépeignant les conséquences de la guerre du Vietnam sur la société américaine. Réaliser un film pareil alors même que le conflit n’était pas terminé, il fallait oser ! Bob Clark l’a fait, et brillamment.
je te le conseille vivement, il ne s'oublie pas facilement.
Et c'est vrai que la situation actuelle en Irak ou en Afghanistan pourrait inspirer des metteurs en scènes. Pourquoi pas dans le domaine du fantastique, même si je doute qu'ils fassent aussi bien que celui-ci !
Pour les effets un peu fauchés (je ne dis pas "ringard" moi
Après d'accord avec toi pour le fond du film : sortir une métaphore politique pareille en pleine guerre du Vietnam, c'était hyper osé et courageux de leur part. Et comme tu dis, ils l'ont fait d'une manière très pertinente.
Bref, c'est aussi pour ce genre d'oeuvre que j'aime le "cinéma de genre" !
C'est pourtant un film qui pourrait s'inscrire dans une préoccupante réalité ...